Anne-Céline Rigaud | 06 Mai 2025
Une revue systématique récente a montré que les recommandations de l’OMS concernant la lombalgie chronique (1) n’intègrent pas la perte de poids, en raison de données d’un niveau de confiance jugé très faible et d’études présentant un risque de biais élevé.
De plus, aucune recommandation sur le sevrage tabagique n’est mentionnée.
Si l’exercice est considéré comme un traitement fondamental pour les lombalgies, la littérature abordant le mode de vie sédentaire fait défaut.
Face à ces lacunes, un essai été mené afin d’examiner l’effet de l’intégration de soins liés à l’hygiène de vie dans la gestion de la lombalgie chronique, en comparaison aux seuls soins recommandés par les lignes directrices.
Un essai randomisé auprès de 346 lombalgiques
Cet essai contrôlé a été mené en Australie entre 2017 et 2020 auprès de 346 participants atteints de lombalgie chronique avec au moins un risque lié au mode de vie tels que le surpoids, une alimentation déséquilibrée, l’inactivité physique et/ou le tabagisme (2).
Les participants ont été répartis aléatoirement pour bénéficier de l’intervention HeLP (n = 174) ou des soins de rééducation basés sur les recommandations seulement (n = 172), avec une stratification selon l’indice de masse corporelle (IMC).
L’intervention ciblant un mode de vie plus sain reposait sur des consultations de physiothérapie et de diététique, des ressources éducatives, et un coaching de santé par téléphone sur 6 mois.
Le critère de jugement principal était l’incapacité liée à la lombalgie à 26 semaines mesuré par le score du Roland Morris Disability Questionnaire (RMDQ, de 0 à 24, les scores les plus élevés indiquent une invalidité plus importante).
Pour lire la suite 🡺 Lombalgies chroniques : ne pas oublier l’hygiène de vie
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