La prudence et une surveillance accrue sont de mise lors de l’instauration d’un traitement antihypertenseur chez cette population vulnérable.

Par Lu-Ann Murdoch

Un homme âgé fait une chute Profession Santé logo 06/05/2024

Les résidents des établissements de soins de longue durée constituent une population très vulnérable, caractérisée par une multimorbidité, une polypharmacie et une fragilité importantes.

La majorité des résidents font une chute au cours d’une année donnée.

Plus d’un quart des chutes entraînent une blessure grave, et 10 à 15 % engendrent des fractures, une hospitalisation ou le décès.

L’hypertension est diagnostiquée chez plus de 70% des personnes âgées et les antihypertenseurs sont les médicaments les plus fréquemment utilisés dans ce groupe d’âge.

Cependant, ils entraînent fréquemment de l’hypotension orthostatique, une complication qui est à l’origine de nombreuses chutes.

Le risque le plus élevé survient dans la période qui suit immédiatement l’instauration du traitement.

On ne dispose que de peu de données sur l’association entre l’instauration d’un traitement antihypertenseur et le risque de fractures chez les personnes âgées résidant dans des maisons de soins de longue durée.

En effet, la plupart des essais cliniques et des données d’observation ont été obtenus auprès de patients vivant dans la communauté.

Pour étudier cette question, des chercheurs américains ont évalué l’association entre l’instauration d’un traitement antihypertenseur et le risque de fracture chez des personnes âgées résidant dans des maisons de soins de longue durée.

Leur étude de cohorte rétrospective a utilisé des données provenant de résidents de maisons de soins infirmiers de longue durée (97,7 % d’hommes) de la Veterans Health Administration entre 2006 et 2019.

Les chercheurs ont ensuite identifié les épisodes d’instauration de la médication antihypertensive et ceux-ci ont été appariés avec des témoins comparables qui n’ont pas initié de traitement.

Le résultat principal était la fracture non traumatique de l’humérus, de la hanche, du bassin, du radius ou du cubitus dans les 30 jours suivant l’instauration du traitement antihypertenseur.

Les résultats ont été compilés parmi des sous-groupes de résidents atteints de démence, en fonction des seuils de pression artérielle systolique et diastolique de 140 et 80 mm Hg, respectivement, et en fonction de l’utilisation antérieure de traitements antihypertenseurs.

Les analyses ont été ajustées pour plus de 50 covariables de départ en utilisant l’appariement du score de propension 1:4.

Voici les principaux résultats:

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