– Dr Yohann Bohbot | 14 Mars 2025
Une analyse de l’essai CORDIOPREV montre que les neutrophiles seraient associés à la progression de l’athérosclérose.
Un régime méditerranéen pourrait réduire les neutrophiles et l’inflammation, stabilisant la progression de l’athérosclérose, et ouvrant une nouvelle piste de prévention.
L’athérosclérose est l’une des principales causes de morbidité et de mortalité dans les pays développés.
Si le rôle central de l’inflammation dans sa progression est désormais bien établi (1), l’implication spécifique des polynucléaires neutrophiles reste encore mal comprise.
Une étude ancillaire de l’essai CORDIOPREV, récemment publiée dans l’European Heart Journal (2), a exploré l’association entre le nombre de neutrophiles et l’épaisseur de l’intima-média carotidienne (EIM), un marqueur d’athérosclérose, et l’influence éventuelle du régime alimentaire sur cette association.
1000 patients inclus dans un essai de prévention secondaire à long terme
Cette étude de prévention secondaire a suivi 1002 patients atteints de maladies coronariennes sur une période de sept ans.
Les participants ont été randomisés entre deux groupes de régimes alimentaires : soit un régime méditerranéen, riche en acides gras monoinsaturés, fruits, légumes et poisson, soit un régime pauvre en graisses, privilégiant les glucides complexes et limitant les lipides saturés.
L’objectif était d’évaluer si ces habitudes alimentaires pouvaient influencer la progression de l’athérosclérose en modulant l’inflammation via les neutrophiles.
Dès l’inclusion, les patients présentant le taux de neutrophiles le plus élevé (troisième tertile) avaient une EIM plus importante et davantage de plaques carotidiennes que ceux dont les neutrophiles étaient situés dans le premier tertile (p < 0,001 et p < 0,05, respectivement).
Les analyses de régression logistique ont confirmé cette association.
Pour lire la suite 🡺 Les neutrophiles, complices de l’athérosclérose
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