Aurélie Haroche | 20 Juin 2025

Le grand décrochage. Les performances scolaires des garçons sont presque systématiquement inférieures à celles des filles dans quasiment toutes les matières.

De nombreuses données internationales ont pu le confirmer, qu’il s’agisse de la lecture ou encore des sciences.

Selon le classement PISA 2022, dans les pays de l’OCDE, les filles dépassaient en moyenne de 24 points leurs pauvres camarades.

Et c’est naturellement que les demoiselles décrochent les mentions plus facilement au brevet, au bac et même à l’université.

Grâce à ces cursus si brillamment suivis et fortes, très majoritairement, d’une attitude exemplaire (les garçons les battent à plat de couture c’est le cas de le dire quand il s’agit d’indiscipline et autres injures, potentiellement une autre manifestation des différences d’éducation), elles vont devenir les médecins de demain, gérer les pharmacies qui permettent à toute la population de recevoir leurs médicaments, enseigner à nos enfants et peut-être même devenir Premier ministre comme Elisabeth Borne, aujourd’hui ministre de l’Éducation nationale.

Celle-ci a cependant probablement du pain sur la planche pour aider les garçons à revenir dans le droit chemin, à se réconcilier avec la lecture, l’histoire, les langues et les sciences.

Et à mériter des meilleures notations, quand quelques études ont signalé que les jeunes filles étaient parfois surnotées (ce qui pourrait être en partie liée à leur attitude bien plus calme et positive en classe).

Et si rien n’avait changé ?

Mais il y a quelques semaines, Elisabeth Borne a lancé le programme « Filles en math ».

Car voilà, dans ce beau palmarès, un bât, un bât seulement blesse : les jeunes filles semblent moins bien exceller en mathématiques.

Les combats si durement gagnés pour une égalité éducative entre les sexes ne semblent finalement pas avoir eu raison de ces images d’Epinal où l’éducation des jeunes filles (quand elles en bénéficiaient, notamment dans les milieux les plus aisés) était focalisée sur les humanités quand les garçons étaient voués à l’escrime et aux équations (quand ils en bénéficiaient, notamment dans les milieux les plus aisés).

Pour lire la suite 🡺 Les garçons sont moins bons en presque tout, la faute à qui ?

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