Par la Dre Angela Mailis
22/02/2024
Discutons du vocabulaire des mécanismes qui sous-tendent l’expérience de la douleur et de la question de savoir si l’imagerie cérébrale peut, effectivement, confirmer l’expérience de la douleur.
La technologie de l’imagerie cérébrale permet-elle de confirmer l’expérience de la douleur?
Au cours des trois dernières décennies, les technologies d’imagerie cérébrale ont considérablement fait progresser notre compréhension des mécanismes dynamiques de la douleur.
Ces technologies (IRM fonctionnelle, TEP, EEG et magnétoencéphalographie) peuvent fournir des mesures objectives des schémas d’activité cérébrale associés aux expériences d’un individu.
Une mise en garde s’impose toutefois: la plupart des activités cérébrales visualisées à l’aide de ces techniques lors d’une stimulation douloureuse ne sont pas nécessairement spécifiques à la douleur, car les stimuli nocifs déclenchent une cascade de processus moteurs, autonomes, émotionnels, cognitifs et autres. En d’autres termes, l’expérience de la douleur est multidimensionnelle.
D’un point de vue clinique, de nombreux litiges juridiques entre patients, systèmes de santé et prestataires de services d’invalidité sont centrés sur l’expérience de la douleur du patient, car le fait de prouver ou d’infirmer la douleur peut avoir une incidence sur les remboursements et l’issue des procédures en dommages corporels.
Il est intéressant de noter qu’une étude sur les litiges juridiques aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni montre qu’en dépit de preuves médicales solides, les prestations ou les indemnités d’invalidité peuvent être refusées à des patients souffrant de douleurs chroniques.
Pour lire la suite 🡺 Les fondamentaux de la douleur chronique: mécanismes et mesures | Profession Santé (professionsante.ca)
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