Une petite fille se fait une injection epipen Geoffrey Dirat

Geoffrey Dirat 16/04/2025

Une étude menée à Montréal met en évidence l’importance d’administrer rapidement de l’épinéphrine pour améliorer les résultats des patients pédiatriques sujets à une réaction anaphylactique.

Une nouvelle étude menée à l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) confirme l’efficacité de l’épinéphrine administrée prestement lors d’une réaction anaphylactique.

Ses résultats, qui viennent d’être publiés dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice, montrent que les patients ayant reçu de l’épinéphrine avant leur arrivée à l’hôpital avaient deux fois moins de risque d’être admis aux soins intensifs que ceux n’en ayant pas reçu.

L’étude a porté sur 3158 patients pédiatriques qui se sont présentés à l’urgence de l’HME en raison d’une réaction allergique aiguë entre avril 2011 et novembre 2023.

Parmi eux, 44% avaient reçu de l’épinéphrine avant leur admission, tandis que 56% n’avaient pas eu d’injection d’adrénaline.

Les chercheurs ont adopté une méthode par score de propension pour équilibrer les groupes et contrôler les biais potentiels tels que l’âge, le sexe, l’asthme, les antécédents d’allergies, la gravité de la réaction, etc.

Résultat: seuls 0,7% des patients ayant reçu de l’épinéphrine ont été admis aux soins intensifs, comparativement à 1,6% dans le groupe sans administration préalable (valeur de probabilité, P=.02).

L’effet protecteur était significatif même après ajustement des facteurs confondants et les auteurs n’ont constaté aucune différence significative du côté des admissions dans les autres départements de l’hôpital affilié au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Données supplémentaires

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