
Laurie Noreau – 30/10/2025
Dès la première semaine de vie, la présence de certaines bactéries dans les intestins aurait un effet protecteur contre les infections respiratoires graves jusqu’à l’âge de 2 ans, rapporte une étude parue dans The Lancet.
La composition du microbiote néonatal dépend notamment de la voie d’accouchement, de l’exposition aux antibiotiques et du mode d’alimentation.
Les tout premiers microbes à coloniser un nouveau-né seraient cruciaux pour réduire le risque d’hospitalisations pour une infection virale des voies respiratoires inférieures.
Des chercheurs du Royaume-Uni ont pu prouver cette hypothèse grâce à la cohorte de naissances prospective Baby Biome Study.
Ils ont récolté puis séquencé les échantillons de selles de 1082 bébés au cours de leur première semaine de vie.
Les échantillons ont ensuite été subdivisés en trois groupes selon les bactéries dominantes:
- Groupe 1: mixte (dominé par Enterococcus faecalis, E coli, Streptococcus salivarius et Staphylococcus epidermidis)
- Groupe 2: dominé par Bifidobacterium breve
- Groupe 3: dominé par Bifidobacterium longum
Des variations selon le type d’accouchement
Le troisième groupe (dominé par B longum) comptait dans ses rangs uniquement des bébés nés par voie vaginale.
Les groupes 1 et 2 incluaient à la fois des bébés nés par voie vaginale et par césarienne.
« Ce ne sont pas tous les bébés nés par voie vaginale qui présentaient des taux de maladie plus faibles, ont constaté les chercheurs.
Seuls les bébés présentant un microbiome dominé par B. longum avaient des taux d’admission plus faibles au cours des deux premières années de vie ».
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