Dr Bertrand Herer | 22 Mai 2025

Le réchauffement climatique favorise l’émergence de crises d’asthme d’orage, comme à Leicester en 2023.

Face à ces pics imprévisibles, souvent liés à Cladosporium, il devient indispensable de mieux anticiper, alerter et adapter les soins pour limiter l’impact sanitaire.

Le changement climatique impacte la santé mondiale, en particulier via des événements extrêmes, la survenue de maladies infectieuses, un accroissement des inégalités, et une augmentation des allergies.

D’ici 2050, il pourrait être à l’origine de 250 000 décès annuels et 4 milliards de personnes pourraient être touchées par des affections allergiques au niveau mondial.

L’asthme d’orage est défini comme l’exacerbation des symptômes asthmatiques du fait d’une charge allergénique massive liée à un épisode météorologique orageux.

Par sa nature même il est imprévisible et la recherche sur cette pathologie est ardue.

Un événement majeur de ce type est survenu à Melbourne en 2016 : 9900 patients se sont présentés aux urgences de la ville pour un épisode aigu d’asthme dans la nuit du 21 novembre 2016 et 10 décès sont survenus.

S. Diver et coll. (1) analysent les circonstances de l’épisode d’asthme d’orage survenu à Leicester en juin 2023.

Un épisode analogue était survenu la veille en Île-de-France (2).

Un pic de crises d’asthme en juin 2023

L’épisode de Leicester est survenu en deux vagues.

Le premier pic de passages aux Urgences (149 passages) pour exacerbation d’asthme a été enregistré les 12 et 13 juin, soit plus de 6 fois que la moyenne des trois années précédentes.

Ce premier épisode prédominait dans la tranche d’âge 5 – 64 ans.

Il y a eu une augmentation connexe des hospitalisations des adultes pour asthme aigu mais pas chez les enfants.

Pour lire la suite 🡺 L’asthme d’orage : une menace accentuée par le réchauffement climatique

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