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Quentin Haroche – 01 juillet 2026

Sauf énorme surprise, la France devrait devenir, dans les prochaines semaines, le 8ème pays au monde à autoriser l’euthanasie active.

Ce mardi, l’Assemblée nationale a en effet adopté pour la troisième fois la proposition de loi de l’ancien député Olivier Falorni légalisant l’aide active à mourir, c’est-à-dire l’euthanasie et le suicide assisté.

Le Sénat qui doit désormais examiner le texte une troisième et dernière fois la semaine prochaine devrait probablement le rejeter à nouveau.

Le gouvernement donnera ensuite le dernier mot à l’Assemblée pour un dernier vote le 15 juillet prochain, mais sans modification possible du texte.

Restera l’examen éventuel du texte par le Conseil Constitutionnel avant sa promulgation.

Après une semaine de débats au Palais Bourbon, le texte a été adopté par 295 voix pour et 232 contre (35 députés se sont abstenus), soit une majorité légèrement moindre que celles qui s’étaient dégagées lors des précédents votes du texte à l’Assemblée, en mai 2025 (305 voix pour) et en février dernier (299 voix pour).

Dans l’ensemble, le clivage droite-gauche s’est maintenu tout au long des débats et du vote : la majorité des parlementaires insoumis, écologistes et socialistes ont voté en faveur du texte, les élus LR et RN ont voté contre, tandis que le camp présidentiel est apparu divisé.

On note tout de même quelques exceptions à cette division classique illustrant la complexité des débats sur ce sujet ô combien épineux : neuf élus de gauche ont voté contre le texte alors que quatorze députés RN ont voté en faveur de la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.

Pas de libre choix entre suicide assisté et euthanasie

Dans le détail, la proposition de loi, dont la version adoptée ce mardi constitue le texte définitif, crée un droit à l’aide à mourir (les mots « suicide » et « euthanasie » ne sont pas inscrits dans le texte), défini comme « le droit pour une personne qui en a exprimé la demande d’être autorisée à recourir à une substance létale (…) afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est physiquement pas en mesure de le faire, qu’elle se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier ».

Pour lire la suite 🡺 L’Assemblée nationale adopte (à nouveau) la loi sur l’aide à mourir

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