Actualités – publiée le 30/07/2025 par Équipe de rédaction Santélog
JAMA Network Open

Cette recherche menée dans le cadre du programme ECHO (Environmental influences on Child Health Outcomes) des National Institutes of Health (NIH), révèle les conséquences dramatiques de l’exposition in utero, même à de faibles concentrations d’arsenic dans l’eau potable publique : un faible poids à la naissance et une naissance prématurée du bébé.
Alors que les Agences sanitaires ont fixé des doses admissibles, l’étude révèle comment des expositions même à des concentrations plus faibles, peuvent affecter les résultats de grossesse.
L’arsenic est naturellement présent dans l’eau qui entre en contact avec certaines roches et certains sols qui peuvent en contenir.
La contamination via différents procédés industriels contribue également à l’augmentation des concentrations d’arsenic.
En France, la concentration maximale admissible de l’arsenic dans les eaux courantes a été fixée à 10 µg/L depuis 2003.
« Notre recherche, qui met en lumière des effets délétères sur les résultats de santé des nouveau-nés, appelle à une réduction supplémentaire de l’arsenic dans les réseaux publics d’eau », relève l’auteur principal, Anne Nigra, chercheur à la Mailman School of Public Health de l’Université Columbia.
« Même de faibles concentrations d’arsenic dans l’eau potable publique sont associées à un faible poids à la naissance et à d’autres complications à la naissance chez les nourrissons ».
L’exposition à l’arsenic in utero toxique, même à des niveaux inférieurs à la norme
L’étude analyse les données de près de 14.000 couples mère-enfant en estimant les expositions à l’arsenic pendant la grossesse en combinant les données sur la qualité de l’eau et les lieux de résidence des participantes.
L’analyse révèle que :
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