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Description générée automatiquement Dr Roseline Peluchon | 02 mai 2024

Chez l’adulte, le lait et les produits laitiers sont fréquemment incriminés comme éléments déclenchants de symptômes supposés d’origine allergique.

Il semble toutefois y avoir un décalage important entre le nombre de patients rapportant être allergiques au lait et ceux dont l’allergie est finalement confirmée.

Les symptômes décrits sont le plus souvent cutanés (urticaire, prurit, angioœdème) ou digestifs (diarrhée, douleurs, ballonnements).

L’intolérance au lactose est l’un des principaux diagnostics à exclure grâce à un test respiratoire à l’hydrogène, voire une biopsie duodénale.

Liée à un déficit en lactase, congénital ou apparaissant chez l’adulte avec l’avancée en âge, elle se manifeste par des symptômes typiques gastro-intestinaux.

Sa prévalence est variable selon les zones géographiques, plus élevée en Asie de l’Est ou dans le sud de l’Afrique.

En revanche, en Europe de l’Ouest ou Amérique du nord, elle est moins fréquente.

En France, la prévalence est estimée à 36 %.

Le type de produit laitier que tolère le patient est un élément important de l’interrogatoire. Le taux de lactose dans les aliments est variable : élevé dans le lactosérum, le lait, les fromages frais, la crème, les yaourts, moins élevé dans le beurre ou dans les fromages fermentés ou à pâte pressé.

Si beaucoup de patients qui se disent allergiques au lait ne le sont pas, une allergie peut toutefois être diagnostiquée, IgE-médiée ou non IgE-médiée, allergie de l’enfance (le plus fréquent) ou apparaissant de novo. Un taux d’IgE spécifiques élevé dans l’enfance semble être un facteur prédictif important de sa persistance à l’âge adulte. D’autres facteurs prédictifs de la persistance de l’allergie sont rapportés : l’asthme, la rhinite ou la dermatite atopique sévère.

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