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Description générée automatiquement Publié le 17/07/2023

La pollution de l’air et les gaz d’échappement sont des facteurs de risque établis du cancer du poumon, notamment chez les non-fumeurs.

Les particules fines (PF) présentes dans l’air ambiant sont, du fait de leur petite taille (≤ 2,5 µm, PM2,5), capables d’atteindre le parenchyme pulmonaire profond.

Ces cancers broncho-pulmonaires (CBP) du non-fumeur sont le plus souvent des adénocarcinomes avec mutation driver du gène EGFR et sont plus fréquents chez les femmes et les individus originaires d’Asie du Sud-Est.

Les cancers du non-fumeur survenant après exposition aux PF ne présentent pas de signature mutationnelle particulière.

Hill et al. proposent que ces cancers soient favorisés par un microenvironnement inflammatoire qui stimulerait l’expansion de clones cellulaires EGFR-mutés préexistants dans le tissu pulmonaire sain.

Une association épidémiologique

Les auteurs ont utilisé de larges données épidémiologiques, des modèles murins d’adénocarcinome EGFR-muté et des cohortes cliniques afin d’appréhender les mécanismes de cancérogenèse liés aux PF.

Les auteurs montrent une association entre les niveaux de PF et l’incidence estimée du CBP. En étudiant quatre cohortes nationales (32 957 cas de cancer du poumon mutés EGFR), une association significative entre les niveaux de PM2,5 et l’incidence du cancer du poumon a été mise en évidence par les auteurs.

Cette dernière était significativement plus élevée après 3 ans d’exposition à de forts taux de PF.

Une exposition de trois ans semblait suffisante pour induire un risque accru de CBP.

Pour lire la suite = JIM.fr – La pollution atmosphérique favorise le cancer broncho-pulmonaire par sélection de mutations pré-existantes dans le poumon sain

Ou m’écrire à = gacougnolle@gmail.com