Dr Roseline Peluchon | 21 Février 2025
Le cancer de l’ovaire, souvent diagnostiqué tardivement, reste la principale cause de décès gynécologique.
Le suivi et l’analyse des données de 220 000 femmes suggèrent un rôle protecteur de la contraception orale et d’une parité élevée, alors que certains biomarqueurs seraient associés à un risque augmenté.
Le cancer de l’ovaire est à l’origine de plus de décès que tout autre cancer gynécologique.
Son mauvais pronostic peut s’expliquer par un diagnostic tardif.
En effet, environ 7 cas sur 10 sont diagnostiqués au stade 3 ou 4, dont la survie à 5 ans n’excède pas 30 %, quand un diagnostic au stade 1 permet d’envisager une chance de survie à 5 ans de 90 %.
Ces chiffres illustrent l’importance d’un dépistage précoce, et donc l’identification de facteurs de risque au long cours.
La contraception orale et certains traitements comme l’aspirine et le lévonorgestrel ont été associés à une réduction du risque de cancer de l’ovaire, mais le rôle des facteurs environnementaux ou du mode de vie n’est pas bien connu.
Plus de 220 000 participantes suivies pendant 13 années
Une équipe australienne a utilisé l’intelligence artificielle pour analyser près de 3000 données de santé de plus de 220 000 patientes participant à la UK Biobank, sans antécédent de cancer à l’inclusion et suivies pendant 13 ans.
Les analyses ont utilisé une régression logistique multivariée, et la causalité a été testée par des analyses de randomisation mendélienne (RM) dans l’Ovarian Cancer Genetics Consortium.
Pendant la période de suivi, un cancer de l’ovaire a été diagnostiqué chez 1441 des participantes.
Pour lire la suite 🡺 La pilule réduit-elle le risque de cancer de l’ovaire ?
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