Dr Philippe Tellier | 10 Mars 2025
Le rôle du syndrome métabolique dans la pathogénie des douleurs arthrosiques reste à la fois mystérieux et débattu.
Les articulations porteuses sont exposées à une souffrance liée au surpoids et la survenue de douleurs articulaires peut se comprendre, même si cette association ne fait pas l’unanimité.
Il en va autrement pour les articulations non porteuses et l’arthrose de la main constitue à cet égard un exemple particulièrement pertinent.
Une émanation de la cohorte hospitalière DIGICOD
Une étude transversale apporte son éclairage.
Ont été inclus 352 patients (85 % de femmes, âge moyen 66,4 ± 7,4 ans) issus de la cohorte française DIGICOD et suivis à l’hôpital Saint-Antoine, tous atteints d’une arthrose de la main avérée.
La douleur arthrosique a été évaluée à l’aide de trois scores : échelle visuelle analogique (EVA), questionnaire Australian/Canadian Hand Osteoarthritis (AUSCAN) et échelle Arthritis Impact Measure Scale 2 (AIMS2).
Le syndrome métabolique, pour sa part, a été défini d’au moins trois des critères de l’ATP III (Adult Treatment Panel III): périmètre abdominal élevé, triglycérides élevées, HDL-cholestérol bas, hypertension artérielle, diabète.
Deux groupes ont été constitués et comparés, selon l’existence ou non d’un syndrome métabolique.
Les données ont été traitées au moyen d’analyses multivariées avec des ajustements prenant en compte l’âge, le sexe, la sévérité des signes radiologiques (selon le score de Kellgren et Lawrence) et l’anxiété/dépression (échelle HADS, Hospital Anxiety and Depression Scale).
Association entre douleur arthrosique et syndrome métabolique
Pour lire la suite 🡺 La mainmise du syndrome métabolique sur les douleurs de l’arthrose de la main
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