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Par  Elsa Bellanger – PUBLIÉ le 12/06/2026

Crédit photo : Pexels

Environ 500 cas d’intoxications aux cannabinoïdes de synthèse ont été recensés depuis début 2025.

La plupart concernait des adolescents et près des trois quarts étaient graves (dont deux décès).

Une hausse préoccupante d’intoxications liées aux cannabinoïdes de synthèse (CS), touchant principalement les 13-18 ans, pousse la Direction générale de la santé (DGS) à sonner l’alerte.

Depuis début 2025, environ 500 cas ont été recensés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) via le réseau des Centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A), avec 71 % de cas graves, dont deux décès (convulsions répétées, suicide).

Les expositions sont majoritairement liées à des e-liquides inodores et incolores, parfois présentés comme licites (CBD, e-liquides classiques) mais contenant en réalité des cannabinoïdes de synthèse, des molécules qui imitent le THC, tout en ayant des effets plus puissants que le cannabis, détaille un DGS Urgent.

Ces substances, connues sous des noms comme Pète ton crâne (PTC), Buddha Blue, Spleen ou K2, échappent souvent aux dépistages sanguins ou urinaires standards. Leur identification n’est possible que par analyse du produit lui-même.

Un tableau clinique polymorphe

Le tableau clinique comprend des troubles neurologiques (agitation, confusion, convulsions, coma), psychiatriques (hallucinations, crises de panique, idées suicidaires, syndrome de sevrage), cardiovasculaires (tachycardie, douleurs thoraciques, bradycardie, troubles du rythme ou collapsus) et des manifestations digestives (nausées, vomissements).

Dans les cas les plus sévères, des décompensations multiviscérales (neurologiques, cardiovasculaires, métaboliques) ont été observées, avec acidose sévère et hyperlactatémie.

Les symptômes sont peu spécifiques, ce qui peut retarder le diagnostic.

Alors que les professionnels de santé sont encore peu sensibilisés aux signes évocateurs, la DGS insiste l’identification précoce des patients à risque, notamment les adolescents.

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