Quentin Haroche | 18 avril 2024

Paris – La plupart des fédérations sportives ont décidé ces dernières années d’exclure ou de restreindre l’accès des femmes transgenres aux compétitions sportives.

C’est une vidéo qui a été vue des millions de fois en quelques jours, relayée sur les réseaux sociaux par des comptes d’extrême-droite.

On y voit une compétition féminine d’athlétisme dans un lycée américain de l’Oregon où l’une des concurrentes pulvérise ses adversaires, les devançant de près de cinq secondes dans une course de 200 mètres.

Problème : Aayden Gallagher, la gagnante de la course, est une adolescente transgenre.

Née homme, elle ne suit un traitement hormonal que depuis quelques mois.

Pour de nombreux internautes, cette vidéo est une nouvelle preuve, s’il en fallait une, que les femmes transgenres n’ont pas leur place dans le sport féminin.

Cela fait plusieurs années maintenant que la place des femmes transgenres pose d’épineuses questions aux fédérations sportives, prises entre la volonté de ne pas exclure les femmes transgenres et la nécessité d’assurer l’équité sportive.

Toute la bonne volonté du monde n’arrivera en effet pas à changer la dure réalité, à savoir tout d’abord que les hommes ont en moyenne, dans un grand nombre de disciplines, des capacités sportives supérieures aux femmes, ce qui explique qu’hommes et femmes aient toujours été séparés dans les compétitions sportives et ensuite que les femmes transgenres restent biologiquement des hommes même après avoir suivi des traitements hormonaux et chirurgicaux.

Entre inclusion et équité sportive, il faut choisir

Le problème n’est pas nouveau (en 1977, Renée Richards, une femme transgenre, avait participé à l’US Open de tennis après une décision de la Cour Suprême en sa faveur) mais a pris de l’importance ces dernières années, du fait de la meilleure acceptation de la transidentité dans notre société.

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