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25/02/2025 Par Sandy Bonin Cardiologie

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez la femme en France, loin devant le cancer du sein.
L’Académie de médecine publie un rapport sur les inégalités de prise en charge de l’infarctus du myocarde chez la femme.
Les académiciens formulent quatre recommandations concrètes pour améliorer la prévention, le diagnostic, la gestion et surtout le pronostic de cette maladie.
Chaque jour en France, 200 femmes décèdent d’une maladie cardiovasculaire.
Lorsqu’un infarctus du myocarde survient, les femmes subissent un retard de prise en charge de 30 minutes par rapport aux hommes, pointe l’Académie nationale de médecine dans un rapport.
Une fois la prise en charge décidée, l’Académie constate que le délai entre cette prise en charge et la revascularisation coronaire est plus long chez la femme que chez l’homme.
Enfin, la mortalité hospitalière globale est de 9,6% chez la femme contre 3,9% chez l’homme.
Les femmes bénéficient « significativement moins » que les hommes du traitement optimal post-infarctus recommandé en Europe et aux Etats-Unis, incluant statines et bétabloquants, ainsi que de l’accès à la réadaptation, relève le rapport.
Pour expliquer ces retards, l’Académie évoque notamment des différences anatomiques entre les artères coronaires des femmes, « plus petites et plus sinueuses » que celles des hommes, qui peuvent compliquer le traitement immédiat et « augmenter le taux de complication » chez elles.
Certaines causes de l’infarctus sont plus fréquentes chez les femmes, ce qui nécessite une attention spéciale.
Ainsi, le syndrome de Takotsubo (également connu sous le nom de « Syndrome du cœur brisé ») est plus fréquent chez les femmes.
Pour lire la suite 🡺 Infarctus chez la femme : un retard de prise en charge de 30 minutes, pointe l’Académie | Egora
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