Un homme qui se lève de son lit a un mal de dos.

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne – 21/02/2025

Les interventions pour soulager des maux de dos doivent être adaptées au profil du patient, notamment pour prendre en compte l’aspect psychologique de la situation, conclut une revue de littérature pilotée par un chercheur de l’Université Laval.

On estime que, dans les pays occidentaux, environ 80% des gens souffriront de maux de dos à un moment ou à un autre.

Et chez environ le tiers des patients atteints de lombalgie, on constate la présence de problèmes psychologiques, comme l’anxiété et la dépression, qui sont associés à de mauvais pronostics de guérison.

«La douleur est souvent associée à des facteurs comme la peur, et on sait depuis quand même longtemps que ce sont des facteurs de mauvais pronostic, a expliqué le responsable de l’étude, Hugo Massé-Alarie, qui est professeur à l’École des sciences de la réadaptation et chercheur au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale de l’Université Laval.

« Ces patients ont des risques plus élevés de développer des douleurs chroniques qui persisteront dans le temps et créeront beaucoup d’incapacité dans leur quotidien.

Les problèmes physiques et psychologiques peuvent arriver en même temps. »

Le professeur Massé-Alarie et son équipe ont analysé les conclusions de vingt-neuf études qui regroupaient environ six mille patients.

Ils ont constaté que, lorsque des interventions qui combinent des composantes psychologiques et biomécaniques sont offertes à tous les patients qui souffrent de lombalgie, leur efficacité est modeste et diminue avec le temps.

En revanche, les interventions qui combinent les dimensions physique et psychologique sont supérieures aux interventions physiques seules lorsqu’elles sont offertes aux « bons » patients, ont-ils vu.

« Les interventions psychologiques ont eu un impact positif, bien que faible, sur la réduction de l’intensité de la douleur et de l’incapacité chez les patients souffrant de lombalgie et de facteurs de risque psychologiques », écrivent-ils.

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