Revue de presse du 15 juillet 2026 – ARTICLE DU JOUR

Par Mme Aude Rambaud – (Saint-Germain-en-Laye) – [Déclaration de liens d’intérêts]
Date de publication : 15 juillet 2026
HTA : certains traitements plus à risque d’interruption thérapeutique
Les interruptions de traitements antihypertenseurs pour effets indésirables dépendent des classes médicamenteuses et des posologies.
Certains schémas thérapeutiques sont associés à moins d’arrêts de traitement que le placebo et des associations sont parfois mieux tolérées que des monothérapies.
C’est ce que montre une méta-analyse d’essais randomisés parue dans le JAMA.
Les effets indésirables des médicaments antihypertenseurs contribuent à des interruptions de traitements intempestifs et une sous-utilisation, entrainant un contrôle insuffisant de la pression artérielle chez un grand nombre de patients.
Une équipe a effectué une méta-analyse à partir d’essais cliniques randomisés pour étudier les associations entre ces interruptions et la nature des traitements anti-hypertenseurs.
Ils étaient pris seuls ou en association, avec une durée de suivi comprise entre 4 et 26 semaines, et issus des cinq classes principales : inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA), bêta-bloquants, inhibiteurs calciques (IC), diurétiques thiazidiques et apparentés.
Au total, 716 essais ont été inclus, avec une durée de suivi moyenne de 8,6 semaines et un effectif de 159 362 participants (âge moyen: 54,6 ans ; 44 % de femmes ; PA initiale moyenne : 158/100 mmHg).
Par rapport au placebo, l’arrêt du traitement dû à des effets indésirables était significativement plus fréquent avec les inhibiteurs calciques (OR 1,43 : 1,23-1,67), l’association inhibiteurs de l’enzyme de conversion et IC (OR 1,46 : 1,13-1,87), et l’association bêta-bloquants et diurétiques thiazidiques (OR 1,58 : 1,04-2,47).
Tous les schémas thérapeutiques incluant des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, y compris en bithérapie, présentaient moins d’arrêts de traitement dus à des effets indésirables que le placebo.
Par ailleurs, cinq associations thérapeutiques entrainaient moins d’arrêts de traitements que le placebo, suggérant une amélioration symptomatique significative par rapport à ce dernier.
A l’exception des IC, tous les traitements réduisaient le risque de céphalées par rapport au placebo mais tous les schémas thérapeutiques augmentaient en revanche la fréquence des étourdissements.
Référence : Nelson Wang et al. – Adverse Effects and Treatment Discontinuation of Blood Pressure–Lowering Drugs and Combinations. A Network Meta-Analysis – JAMA, May 28
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