Dr Joël Pitre | 22 Août 2025

Une vaste méta-analyse internationale portant sur plus de 22 000 patientes a évalué le rapport bénéfice-risque d’un traitement étendu par anti-aromatases chez les femmes ménopausées porteuses d’un cancer du sein précoce exprimant des récepteurs hormonaux (RH+).

L’hormonothérapie réduit le risque de récidive chez les femmes ménopausées porteuses d’un cancer du sein précoce exprimant des récepteurs hormonaux (RH+).

Le gain est d’environ 40 % à 10 ans après cinq ans de traitement par tamoxifène (T) et de 50 % à 10 ans après cinq ans de traitement par des anti-aromatases (AA) (1-2).

La mortalité liée au cancer en est également réduite, de 30 % pour T et de 40 % pour AA.

Bien entendu le risque persiste après 5 ans.

Si l’extension de l’hormonothérapie au-delà de 5 ans diminue le risque, elle majore la toxicité (cancer de l’endomètre, évènements thrombo-emboliques) et la déprivation œstrogénique (bouffées de chaleur, douleurs musculaires, ostéoporose, risque fracturaire) (3) et le bénéfice sur la mortalité n’est pas clairement affirmé.

Une méta-analyse publiée dans le Lancet permet de répondre à certaines questions (4).

Les résultats de 12 études (menées entre décembre 1995 et mai 2014) étaient compilés, agrégant les données de 22 031 patientes.

L’objectif était de comparer le bénéfice d’une hormonothérapie prolongée (HP) par AA (2–3 ans ou 5 ans) à l’absence de traitement supplémentaire, après ≥ 5 ans d’une hormonothérapie (par T seul, T + AA, ou AA seule).

Les critères principaux étaient les taux de récidive (locale, à distance, controlatérale) et de mortalité spécifique et globale.

Les résultats étaient analysés en intention de traiter.

Pour lire la suite 🡺Hormonothérapie dans le cancer du sein : faut-il la prolonger au-delà de cinq ans ?

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