Syndromes parkinsoniens

Par le Pr Harold Mouras (Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU – Amiens) [Déclaration de liens d’intérêts] – Date de publication : 20 janvier 2026
Article commenté : Immersive virtual reality upper-limb exercises in people with Parkinson’s disease: an observer-blinded randomised controlled trial – K Heinzle, J Habig, M Pröglhöf et al. – J Neuroeng Rehabil. 2026 ; 23(1):9.
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Comme le notent les auteurs de cette recherche, les troubles fonctionnels des membres supérieurs sont fréquents dans la MP et la réalité virtuelle immersive offre une approche de rééducation attrayante.
Cependant, malgré certains travaux, il semble que son efficacité par rapport à la thérapie conventionnelle reste incertaine.
Les chercheurs ont donc conduit un essai contrôlé randomisé en double aveugle mené dans deux centres afin de comparer l’entraînement des membres supérieurs par réalité virtuelle immersive et l’entraînement conventionnel sur les résultats moteurs et non moteurs chez les patients atteints de la MP.
Sur le plan méthodologique, les patients ont été tirés au sort (1:1) pour suivre un entraînement des membres supérieurs avec réalité virtuelle ou un traitement conventionnel pendant 30 minutes, 4 fois par semaine, pendant 4 semaines de rééducation en milieu hospitalier.
Les critères d’évaluation principaux étaient la fonction du bras (Action Research Arm Test) et la fonction de la main (Jebsen-Taylor Hand Function Test), analysés selon l’intention de traiter.
Les critères d’évaluation secondaires comprenaient la dextérité, la coordination des doigts, la gravité de la maladie, la motivation, la qualité de vie liée à la santé (HRQoL), l’adhésion, l’acceptabilité et la facilité d’utilisation du système iVR (System Usability Scale, SUS). Les résultats ont été évalués avant et après l’intervention par des thérapeutes en aveugle.
Les résultats obtenus furent éloquents.
Sur les 97 patients sélectionnés, 58 ont été randomisés : 29 dans le groupe « réalité virtuelle » et 29 dans le groupe « traitement conventionnel ».
Aucun effet d’interaction groupe-temps n’a été observé au niveau de la fonction du bras.
Les deux groupes ont montré une amélioration de la fonction du bras.
Pour la fonction manuelle, des changements significatifs n’ont été observés qu’après traitement conventionnel, reflétant un faible effet entre les groupes.
Pour les critères d’évaluation secondaires, aucun effet d’interaction groupe-temps n’a été observé.
Au fil du temps, les deux groupes ont amélioré leur dextérité globale et fine (effets moyens à importants).
La vitesse motrice et la coordination de la main droite (test de tapotement des doigts) se sont améliorées de manière significative uniquement dans le groupe « réalité virtuelle », tandis que les performances de la main gauche se sont améliorées dans les deux groupes.
Conclusion :
Il semble que les deux interventions ont entraîné des améliorations au sein des groupes pour plusieurs résultats, bien que les différences entre les groupes aient été limitées.
Comme le soulignent les scientifiques, la réalité virtuelle immersive semble faisable, acceptable et potentiellement bénéfique pour la fonction motrice, ce qui justifie une évaluation plus approfondie dans le cadre d’essais à plus grande échelle.
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