Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens

Par le Pr Harold Mouras (Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU – Amiens) [Déclaration de liens d’intérêts] – Date de publication : 9 juin 2026

Exercice habituel et qualité de vie dans la maladie de Parkinson

Article commenté : Exercise Engagement and its influence on Quality of Life Among People with Parkinson’s Disease Over One Year – M Converse, S Racette – Physiology 2026 ; 41:S1

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Cet article s’intéresse au lien entre engagement dans l’exercice physique habituel et qualité de vie chez des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, sur une période de 1 an.
Les auteurs partent d’un constat bien établi : l’exercice peut améliorer certains symptômes moteurs et non moteurs, mais son influence sur la qualité de vie quotidienne reste à préciser lorsqu’il s’agit de pratiques spontanées, en dehors d’un programme structuré.

L’étude a inclus 129 participants ayant un diagnostic médical de MP.

La qualité de vie a été évaluée à plusieurs moments — au début de l’étude, puis à 3, 6, 9 et 12 mois — à l’aide de questionnaires standardisés, notamment une mesure du ressenti émotionnel positif et le questionnaire de qualité de vie spécifique à la MP.
L’activité physique a été estimée à partir des exercices déclarés par les participants, en tenant compte de leur fréquence et de leur intensité, puis exprimée en équivalents métaboliques par semaine.

Les résultats montrent que l’exercice est associé de manière significative à une meilleure affectivité positive, c’est-à-dire à davantage de sentiments positifs et de satisfaction envers soi-même.

En revanche, l’association avec le score global de qualité de vie spécifique à la MP n’était pas significative.
L’intérêt de l’étude est donc de nuancer le bénéfice attendu : l’exercice ne modifie pas nécessairement tous les aspects de la qualité de vie mesurée, mais il semble contribuer à préserver une dimension émotionnelle favorable chez les patients.

Les auteurs suggèrent ainsi que l’exercice habituel pourrait jouer un rôle important dans le maintien du bien-être subjectif des personnes atteintes de la MP.

Même lorsque les effets globaux restent modestes ou difficiles à détecter, encourager une activité physique régulière demeure pertinent, en particulier pour soutenir l’humeur, le sentiment de vitalité et l’image de soi.

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