Accueil Régate SailGP

Après Kylian Mbappé, un autre champion du monde de football investit dans le circuit SailGP.

Le vainqueur de la coupe du monde 1998, Youri Djorkaeff, entre aux côtés de son fils Sacha et de leur société Playmaker, au capital de DS automobiles SailGP Team France, l’équipe française du circuit SailGP.

Suite à cette annonce, nous avons contacté l’ancien footballeur, pour en savoir plus sur cet investissement et ce qui l’a conduit à s’intéresser à ce projet.

L’ancien footballeur, champion du monde en 1998, Youri Djorkaeff et son fils Sacha sont les nouveaux actionnaires de DS Automobiles SailGP Team France via Playmaker – leur plateforme d’investissement dédiée au sport.

L’ancien footballeur, champion du monde en 1998, Youri Djorkaeff et son fils Sacha sont les nouveaux actionnaires de DS Automobiles SailGP Team France via Playmaker – leur plateforme d’investissement dédiée au sport. | BOB MARTIN FOR SAILGP

Voiles et Voiliers – Propos recueillis par Vincent BRICHET.

Publié le 20/01/2026 à 06h30

ENTRETIEN. SailGP. Youri Djorkaeff investit dans l’équipe de France : « Depuis toujours, je suis un passionné de voile »

Newsletter Voiles et Voiliers

Chaque mercredi et samedi, retrouvez l’essentiel de l’actualité voile : courses, croisères, chantiers…

DS Automobiles SailGP Team France annonce l’arrivée de Playmaker – plateforme d’investissement dédiée au sport fondée et dirigée par Youri et Sacha Djorkaeff en partenariat avec Monaco Asset Management – en tant que nouvel actionnaire de l’équipe de France de SailGP.

Avec cette prise de participation, Playmaker rejoint Ares Sports, Media and Entertainment, Sportsology et V-Group, aux côtés d’une autre figure internationale du football, Kylian Mbappé, déjà actionnaire de l’équipe tricolore via Coalition Capital.

Des grands partenaires comme DS Automobiles, Accor, L’Oréal Groupe et Leyton font aussi partie de ce projet.

Entrer dans un sport que j’aime, en plus faire partie de l’équipe France, ça avait beaucoup de sens pour nous.

LIRE AUSSI : ENTRETIEN. SailGP. Philippe Presti « Je suis très heureux de revenir à la maison »

Voiles et Voiliers : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à ce projet et à apporter votre soutien financier à l’équipe de France de SailGP ?

Youri Djorkaeff : C’est un nouveau challenge. Il y a deux choses.

Depuis toujours, je suis un passionné de voile et de ce que ce sport représente et des valeurs qu’il véhicule.

J’ai eu la chance d’être le parrain en 2000 du 6e Sens, d’être embarqué sur l’America’s Cup, puis d’être même le 17ᵉ homme lors d’une demi-finale contre Luna Rossa, le bateau Prada.

Ça a été le summum de mon expérience. J’ai aussi connu Ernesto Bertarelli qui m’a amené sur son bateau Alinghi.

J’ai toujours aimé ce milieu-là.

Je n’ai pas toujours eu le temps d’y participer mais quand il y a eu l’opportunité de rentrer dans le SailGP, on a été très excités avec mon fils et mon partenaire.

Entrer dans un sport que j’aime, en plus faire partie de l’équipe France, ça avait beaucoup de sens pour nous.

Je trouve que c’est un format assez incroyable : les bateaux se battent pratiquement devant vous.

Voiles et Voiliers : Et il y a aussi un lien entre la Coupe de l’America et le circuit SailGP. C’est ça qui vous a attiré vers l’équipe de France de SailGP ?

Youri Djorkaeff : Pas dans un premier temps. Au début, ce qui me plaisait vraiment, c’était le format SailGP.

Je trouve que c’est un format assez incroyable : au niveau du visuel, de l’expérience spectateur, de la proximité… les bateaux se battent pratiquement devant vous.

Le rendu télé est superbe. C’est un sport qui a six ou sept ans, pas vraiment émergent, mais en pleine progression.

J’aime aussi la technique, la technologie autour des bateaux… Il y a beaucoup de choses, c’est un sport en mouvement.

Je crois que les valeurs de ce sport sont importantes pour nous, et c’est pour ça que cette aventure compte aussi bien pour mon fils que pour moi.

Pour la famille Djorkaeff, faire partie de l’histoire des Bleus, c’est important.

Voiles et Voiliers : Du coup, quelles sont vos ambitions en finançant ce projet ?

Youri Djorkaeff : Déjà, financer un projet français. Il n’y a pas beaucoup de projets où l’on peut dire : « c’est le bateau de la France, Team France ».

Mon père a été capitaine de l’équipe de France, moi champion du monde…

Pour la famille Djorkaeff, faire partie de l’histoire des Bleus, c’est important. Là ça continue.

Il y a un savoir-faire français, une excellence française. On veut participer à cette aventure et il y a une grande fierté.

On a eu d’autres opportunités pour entrer en SailGP sur d’autres bateaux, mais notre intention depuis le départ était de faire partie de l’équipe de France.

Voiles et Voiliers : Vous parliez de foot, est-ce que vous avez aussi eu l’occasion d’échanger avec Kylian Mbappé qui est aussi actionnaire de l’équipe ?

Youri Djorkaeff : Pas récemment. Les négociations durent depuis un moment avec K-Challenge, il fallait que ça se concrétise.

La dernière fois, lors de la dernière course de l’année, il y avait sa maman et le représentant du family office de Kylian (Coalition Capital, ndr) qui sont au courant de ce que l’on fait.

J’attendais le communiqué officiel pour lui annoncer tranquillement.

L’équipe de France de SailGP peut désormais compter sur un soutien de renom en la personne de Youri Djorkaeff. | RICARDO PINTO FOR SAILGP

C’est un investissement réfléchi, on sait où on va et avec qui.

Voiles et Voiliers : Vous avez l’air de connaître le circuit SailGP depuis longtemps. Vous l’avez découvert comment ? À ses débuts ou plus récemment ?

Youri Djorkaeff : Ça fait deux ans qu’on suit ce circuit.

Ça fait à peu près un an qu’on discute avec les équipes du SailGP, de la Ligue, et avec l’équipe française.

On connaît bien le circuit, on a été sur deux courses déjà, en France et à l’étranger.

Pour nous c’est un investissement réfléchi, posé élaboré. Le sport est le sport mais on sait où on va et avec qui.

Voiles et Voiliers : Il y a eu aussi dernièrement l’arrivée de Philippe Presti, comme nouveau coach principal de l’équipe et qui est un cador dans le domaine.

Youri Djorkaeff : Oui, tout à fait. Beaucoup de choses positives se passent autour du bateau français : un gros sponsor, des compétences humaines autour de l’équipe… et les résultats ont suivi tout de suite. Podium !

On est contents parce que le deal était déjà fait avant la course et on a déjà un podium.

J’ai une grande admiration pour les marins et ce monde-là.

Voiles et Voiliers : Vous disiez avoir un intérêt particulier pour la voile. Quel est votre rapport à ce sport ? Vous suivez d’autres compétitions, d’autres courses ?

Youri Djorkaeff : L’America’s Cup bien sûr ! Et la Route du Rhum, la Solitaire…

J’ai une grande admiration pour les marins et ce monde-là.

On a beaucoup de compétences et de grands champions en France.

La technologie sur les bateaux devient de plus en plus incroyable, les bateaux vont de plus en plus vite, c’est de plus en plus technique, mais il y a quand même cet esprit de compétition, de challenge, d’exploration, d’explorateurs… qui font que c’est magique !

Tous les participants ont toujours une histoire incroyable, ils viennent d’univers différents qui font la force de ce sport.

Voiles et Voiliers : Et vous-même, vous naviguez ?

Youri Djorkaeff : Je n’ai pas de bateau — pas encore — mais j’ai souvent navigué.

Quand j’étais petit, en colonie de vacances, j’avais la chance de faire de l’Optimist. J’ai toujours été mordu…

La voile en fin de compte fait partie de mon univers.

Même si je n’ai pas de bateau, elle fait partie de mon univers.

J’aime les histoires sur les marins et j’ai toujours été intéressé par ce monde-là.

J’ai hâte de pouvoir naviguer avec notre bateau français.

Voiles et Voiliers : Et, ce serait un projet d’avoir un bateau un jour ?

Youri Djorkaeff : Oui, bien sûr. Mais là j’ai déjà un petit bout d’un gros bateau ! C’est déjà bien.

Mais j’ai hâte de pouvoir naviguer avec notre bateau français. J’espère que j’aurai un jour cette occasion.

Voiles et Voiliers : Et c’est prévu ?

Youri Djorkaeff : Je vais le prévoir (rires).

Voiles et Voiliers : Vous avez déjà navigué à bord d’autres bateaux de course ?

Youri Djorkaeff : Oui. J’étais 17ᵉ homme sur l’America’s Cup. J’ai fait une demi-finale contre Luna Rossa.

J’ai été invité sur le bateau d’Alinghi à Valence, à Genève, sur le lac…

Participer à l’America’s Cup comme j’ai eu la chance de le faire, c’est incroyable !

Je ne suis pas sûr que ça existe encore le 17ᵉ homme embarqué lors d’une compétition officielle, mais ça a été une expérience inoubliable.

C’est ce qui a fait que j’ai toujours suivi la Coupe.

C’est la plus vieille coupe au Monde et au-delà de l’histoire, j’ai toujours aimé l’America’s Cup.

Et je trouve que SailGP est aussi une ligue qui est incroyable.

Les deux fonctionnent, les deux amènent quelque chose de différents mais sont complémentaires.

Voiles et Voiliers : Donc vous êtes attiré par la vitesse surtout ?

Youri Djorkaeff : Oui, je suis attiré pas la vitesse mais pas que.

Ce que j’aime aussi c’est la connaissance du vent, l’anticipation, comprendre qu’on ne maîtrise pas tous les éléments.

La nature est vraiment présente dans la voile et ce ne sont pas des choses qu’on maîtrise aussi.

Beaucoup de choses rentrent en compte et ça me passionne.

VOIR AUSSI : VIDÉO. SailGP. Philippe Presti : « Nous sommes déjà en position de gagner un Grand Prix »

Youri et Sacha Djorkaeff entourés d’une partie du DS automobiles SailGP Team France. | SAILGP

SailGP F50

==================================================================================================