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Quentin Delapierre et l'équipage tricolore ont réussi à inscrire un nouveau record de vitesse à Sassnitz.

Quentin Delapierre et l’équipage tricolore ont réussi à inscrire un nouveau record de vitesse à Sassnitz. | RICARDO PINTO FOR SAILGP

Voiles et Voiliers  – Propos recueillis par Laurène Coroller

Modifié le 26/08/2026 à 11h15

ENTRETIEN. SailGP. Blessure, équipage, record à 107 km/h, finale : comment l’équipe française prépare la fin de saison

Tout juste rentrés de Sassnitz (Allemagne) où s’est tenu le neuvième Grand Prix de la saison SailGP, Philippe Presti et Philippe Mourniac, respectivement directeur et entraîneur de l’équipe DS Automobiles SailGP Team France reviennent pour Voiles et Voiliers sur ce week-end contrasté et cette saison pleine de rebondissements pour les Français.

Voiles et Voiliers : Quel bilan sportif tirez-vous de ce week-end à Sassnitz qui s’est clôturé en demi-teinte pour le DS Automobiles SailGP Team France avec une 6place malgré un record et une belle première journée ?

Philippe Presti : Il faut remettre les choses en perspective.

Après l’accident de Nouvelle-Zélande, on a perdu une partie de notre équipage pendant près de six mois.

On commence à récupérer depuis Portsmouth. On n’est pas encore à 100 % de nos capacités.

La première journée à Sassnitz, c’était champagne : on gagne une manche, on est dans le coup, on est seconds très proches ou à égalité de points avec les Kiwis, dans des conditions tops.

Le deuxième jour, ça ne se déroule pas comme on l’avait imaginé : petits soucis techniques avec un système qui ne fonctionnait pas très bien dans notre foil, quelques petits soucis et des situations qu’on n’a pas forcément gérées de la meilleure des manières.

On se retrouve en face des Espagnols qui claquent la dernière manche avec un départ canon, et on n’a pas réussi à concrétiser le bon début.

On est à la fois frustré parce qu’on a envie de gagner. Mais de mon côté, je suis satisfait de retrouver un équipage en mesure de gagner des épreuves, d’être en finale et d’être crédible.

On n’a pas aligné toutes les planètes pour y être, mais autant il y a un mois ou deux c’était compliqué de faire le tour des bouées, autant là, on est plus dans notre dynamique.

Philippe Mourniac : Je partage tout à fait. Le truc le plus important, c’est qu’on a enfin retrouvé l’équipage au grand complet, qu’on avait perdu depuis Auckland.

On a vu que le potentiel est toujours là, mais non seulement on s’est arrêtés pendant six mois, mais les autres ont navigué et ont progressé pendant ce temps.

Pour la dernière journée de Portsmouth et globalement sur l’ensemble du Grand Prix de Sassnitz, bien sûr qu’il y a une frustration énorme parce qu’on s’y voyait.

Mais si on est très froid dans l’analyse, on fait cinq manches : sur les cinq, on en fait quatre très solides…

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