Accueil Régate SailGP

Après deux Grands Prix manqués, la faute au retard de livraison de leur nouveau bateau, Quentin Delapierre et son équipage tricolore sont forcément soulagés de rejoindre le circuit SailGP, à Sydney (Australie), là où tout a commencé en février 2019.

La flotte des F50 s’est bien étoffée depuis.

De 6, elle est passée à 12 unités, qui ont offert du grand spectacle dans la baie ensoleillée, balayée par une bonne brise qui a propulsé les catamarans volants à des vitesses folles.

Les Français se sont rapidement montrés à l’aise sur leur nouveau bateau, malgré les conditions assez engagées. De bon augure pour les deux jours à venir.

Les Français se sont rapidement montrés à l’aise sur leur nouveau bateau, malgré les conditions assez engagées. De bon augure pour les deux jours à venir. | CHRISTOPHE FAVREAU

Christophe FAVREAU. – Modifié le 07/02/2025 à 15h50

Abonnez-vous

EN IMAGES. Les Français enfin de retour et avec un nouveau F50 sur la cinquième saison du SailGP

Toute équipée de ses foils en T en titane, inaugurés lors du dernier Grand Prix disputé les 18 et 19 janvier derniers à Auckland en Nouvelle-Zélande, la flotte du circuit SailGP s’est retrouvée enfin au complet pour les régates d’entraînement, préparatoires à ce week-end de régate.

Seuls les Américains manquaient à l’appel, victimes en tout début d’après-midi d’un chavirage qui a endommagé le haut de leur aile.

Leur participation à l’étape australienne reste incertaine. Pour les autres, c’était « champagne sailing » !

Équipés de l’aile intermédiaire de 24 mètres (les deux autres mesurent 29 mètres pour les vents légers et 18 mètres pour la forte brise), les équipages internationaux ont cisaillé dans tous les sens la baie de Sydney, fermée en grande partie au trafic pour l’occasion.

Une mesure rare sur ce plan d’eau qui fait cohabiter d’ordinaire ferries de transport public, bateaux de travail, vedettes à passagers et régatiers en tous genres.

La vitesse atteinte par les F50 aujourd’hui impose désormais le quadrillage d’un terrain de jeu dégagé.

Les risques de collisions sont déjà suffisamment importants entre les concurrents eux-mêmes qui doivent régulièrement composer avec des croisements dangereux et des passages de bouées très engagés, sans parler des départs qui se font au portant !

Voir fondre une flotte de 12 bateaux capables d’atteindre les 50 nœuds vers la même bouée de dégagement est vraiment impressionnant !

À noter que la finesse des nouveaux foils en T a réduit un peu le sifflement de ces appendices qui sifflent un peu moins cette année…

Pendant que les vitesses ne cessent d’augmenter ! Près de 100 km/h – 97 exactement – pour les Australiens qui se sont montrés les plus rapides aujourd’hui.

De bon augure pour la défense de leur titre au Grand Prix de Sydney !

Côté français, cette journée d’entraînement s’est avérée satisfaisante.

De bon augure aussi puisque Quentin Delapierre et son équipage tricolore n’avaient pas navigué longtemps.

LIRE AUSSI : ENTRETIEN. SailGP. Camille Lecointre « Les femmes ont leur place aux postes clés des F50 »

À la conférence de presse organisée au fameux Opéra House de Sydney, Quentin Delapierre affichait le large sourire d’un skipper heureux de retrouver ses prestigieux compagnons de jeu. | CHRISTOPHE FAVREAU

Cette journée d’entraînement a également été l’occasion de tester le dispositif de retransmission en direct. Les pilotes d’hélicoptère s’en sont donné à cœur joie, en rasant régulièrement la surface pour rendre mieux compte de la vitesse spectaculaire des F50. | CHRISTOPHE FAVREAU

L’équipe brésilienne est emmenée par la barreuse Martine Grael, (médaillée d’or en 49er X au JO de Rio en 2016), une première sur le circuit SailGP qui ne comptait jusqu’ici que des pilotes masculins. | CHRISTOPHE FAVREAU

Les vitesses supersoniques atteintes par les F50 désormais équipés de foils encore plus rapides rendent les arrêts buffets encore plus violents ! Ici les Néo-Zélandais ! | CHRISTOPHE FAVREAU

LIRE AUSSI : SailGP. Double médaillée olympique, Camille Lecointre intègre l’équipe française comme tacticienne

Consistants tout au long de la saison dernière, les Danois ne sont cependant pas parvenus à se hisser en super finale à San Francisco. C’est leur objectif de cette année. | CHRISTOPHE FAVREAUZ

Disputé pour la première fois en février 2019, le Grand Prix de Sydney a inauguré l’arrivée des F50 sur la scène de la voile sportive. Capables de flirter avec les 50 nœuds, ces catamarans volants ont fait rentrer les régates en flotte dans une nouvelle dimension et attiré les meilleurs marins du monde. | CHRISTOPHE FAVREAU

Vainqueurs la saison dernière, les Espagnols ont connu une progression très rapide et font désormais partie des grosses équipes à surveiller… Même s’ils n’échappent pas eux non plus aux pertes de contrôle régulières de ces bateaux qui naviguent sur le fil. | CHRISTOPHE FAVREAU

VOIR AUSSI : VIDÉO. SailGP. L’aile d’un catamaran volant se casse brutalement à l’entraînement

4es à domicile lors du dernier Grand Prix disputé à Auckland, – gagné par les Australiens – les Néo-Zélandais emmenés par Peter Burling ont clairement affiché lors de la conférence de presse leur volonté d’inverser les rôles à Sydney. | CHRISTOPHE FAVREAU

SailGP F50 Quentin Delapierre Manon Audinet Sydney