Geoffrey Dirat – 11/08/2026

L’arthrose peut coexister avec une arthrite inflammatoire et brouiller le diagnostic.

Une radiographie montrant de l’arthrose ou une sérologie négative ne suffisent pas à clore le dossier.

Les réflexes à garder en tête pour éviter de conclure trop vite.

Une personne âgée consulte pour des douleurs aux épaules et aux poignets.

La radiographie montre de l’arthrose; le facteur rhumatoïde est négatif. Dossier clos?

Pas forcément: une raideur matinale prolongée ou une synovite peuvent révéler une arthrite inflammatoire.

En 2023, 46% des Canadiens de 65 ans et plus déclaraient souffrir d’arthrite, toutes formes confondues, selon Statistique Canada.

Or, les rhumatologues Jiha Lee, de l’Université du Michigan, Justin B. Levinson, de l’Université du Wisconsin-Madison, et Una E. Makris, de l’Université de Californie à San Diego, soulignent dans le JAMA Internal Medicine que l’arthrite inflammatoire est souvent reconnue avec plus d’un an de retard chez les aînés; ce délai pouvant favoriser des lésions irréversibles, un déclin fonctionnel et une exposition prolongée aux glucocorticoïdes.

Avant de nommer la maladie, il faut donc établir si la douleur présente un profil inflammatoire, rappellent les trois médecins dans leur article de synthèse clinique publié en juin.

Les indices à déceler

Le premier tri se fait à l’anamnèse et à l’examen.

« La douleur liée à une arthrite inflammatoire s’accompagne d’une raideur matinale prolongée (plus d’une heure), de douleurs nocturnes et s’améliore avec l’activité », résument les auteurs.

Une douleur à la mobilisation passive, de la chaleur, une tuméfaction ou un épanchement renforcent aussi la suspicion.

À l’inverse, la douleur arthrosique tend à s’aggraver lors des mouvements et à s’apaiser au repos.

Pour lire la suite 🡺 Douleurs articulaires chez les aînés: attention aux faux-semblants | Profession Santé

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