Accueil Course au large Arkéa Ultim Challenge – Brest
Après avoir été victime de deux avaries majeures de safran, dont une sur le safran central, Armel Le Cléac’h n’a d’autre choix que de faire une escale technique à Rio de Janeiro.
Il y est arrivé ce vendredi après-midi et y a retrouvé une partie de son équipe technique, pour évaluer les réparations possibles et décider s’il peut repartir en course.
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Armel Le Cléac’h en approche de Rio de Janeiro. | ARMEL LE CLÉAC’H / MAXI BANQUE POPULAIRE XI
Voiles et Voiliers. Modifié le 16/02/2024 à 17h40
En 48 heures, Armel Le Cléac’h a été victime d’une double avarie de safran sur l’Arkéa Ultim Challenge – Brest.
Il a perdu son safran bâbord mardi 13 février, après une collision avec une bille de bois et moins de deux jours plus tard, son safran central a cédé mécaniquement, sans qu’il n’y ait de collision.
Sans son safran central, Maxi Banque Populaire XI est désormais « difficilement contrôlable », note Armel Le Cléac’h.
« Nous n’avons pas d’autre option que de mettre la course entre parenthèses et de nous arrêter ».
Une partie de son équipe technique a rejoint Rio de Janeiro et l’a accueilli ce vendredi en milieu d’après-midi.
Le safran a été en grande partie arraché.

Arrivé à Rio, Armel Le Cléac’h garde le sourire. Son escale technique doit durer au minimum 24 heures. | ARMEL LE CLÉAC’H / MAXI BANQUE POPULAIRE XI
Dans un communiqué, le skipper revient sur ses deux avaries. Mardi 13 février aux alentours de 13 h (heure de Paris), il raconte avoir subi un « choc très violent » alors qu’il naviguait à plus de 30 nœuds en tribord amure :
« Je naviguais le long de l’Argentine, au portant, dans des conditions toujours rapides.
Je venais de sortir de 24 heures très engagées avec une dépression qui s’était creusée avec du vent très instable et des rafales qui atteignaient jusqu’à 50 nœuds.
Alors que je commençais à m’en sortir, j’ai entendu un choc violent sur le safran bâbord.
J’ai aperçu furtivement la bille de bois. Le choc a été très violent, le safran a été en grande partie arraché.
C’était un vrai coup sur la tête. Mais même si le moment était dur à vivre, on savait qu’il était possible de continuer à naviguer sans un safran.
La météo n’aurait pas été si pénalisante et on pouvait encore aller jusqu’à Brest ».
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Le skipper était alors à près de 6 000 milles de Brest, soit l’équivalent de deux transatlantiques.
Après avoir navigué quelques heures en tribord sur le safran central, il a décidé avec son équipe technique de ne pas faire escale et de continuer sa route vers la Bretagne, sans safran bâbord.
Le Maxi Banque Populaire XI était ralenti mais sain, et la sécurité du skipper n’était pas compromise.
La cartographie de l’Arkéa Ultim Challenge – Brest

Le 14 janvier, Armel Le Cléac’h avait déjà fait une première escale de 24 heures au Brésil, à Recife. | VINCENT CURUTCHET / HUBLOT SAILING TEAM
Deux jours plus tard, une seconde avarie
Jeudi 15 février aux alentours de 9 h 30 (heure de Paris), Armel Le Cléac’h a constaté la casse soudaine du safran central du Maxi Banque Populaire XI au large des côtes brésiliennes.
« J’ai entendu un grand ’crac’, le safran venait de céder mécaniquement. »
ARMEL LE CLÉAC’H EXPLIQUE SON AVARIE EN VIDÉO :
https://www.facebook.com/watch/?v=8089898034360470
« Ensemble, nous allons nous activer pour constater les dégâts et étudier toutes les options qui s’offrent à nous », explique Armel Le Cléac’h, arrivé ce vendredi après-midi à Rio de Janeiro. Son retour en course n’est pas assuré.
(Source service de presse)
Arkéa Ultim Challenge – Brest Armel Le Cléac’h Banque Populaire