Dr Yohann Bohbot | 06 Janvier 2026
L’étude française HONEST suit près de 5000 patients porteurs d’un défibrillateur sous-cutané sur 4 ans.
Le dispositif est efficace mais 14 % reçoivent des chocs inappropriés.
Le défibrillateur automatique implantable sous-cutané (DAI-SC) a progressivement trouvé sa place comme alternative aux systèmes trans-veineux, notamment chez les patients jeunes, sans indication de stimulation et à risque de complications liées aux sondes endocavitaires.
Les essais randomisés et les grands registres ont validé son efficacité et sa sécurité à moyen terme, mais ils concernaient souvent des populations sélectionnées ou des centres experts.
L’étude française de vie réelle HONEST s’intéresse aux résultats à long terme du DAI-SC.
Une étude observationnelle française : près de 5 000 patients implantés
Il s’agit d’une étude observationnelle nationale ayant inclus près de 98 % des patients implantés d’un DAI-SC en France entre 2012 et 2019, soit 4 924 patients suivis en moyenne plus de quatre ans, avec un recul atteignant huit ans pour une partie de la cohorte.
La population reflète bien l’utilisation réelle du DAI-SC : âge médian de 52 ans, prédominance masculine, implantation en prévention primaire dans environ deux tiers des cas, et large spectre de cardiopathies structurelles et électriques.
Le suivi repose sur le monitorage à distance et une adjudication centralisée des événements, limitant la perte de données et renforçant la fiabilité des résultats.
Sur le plan de l’efficacité, le DAI-SC apparaît fiable en pratique réelle.
Environ un patient sur sept a reçu un choc approprié à cinq ans, surtout en prévention secondaire, tandis que les échecs de détection ou de défibrillation restent exceptionnels.
Pour lire la suite 🡺Défibrillateur automatique sous-cutané : des données de vie réelle à long terme
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