Frédéric Haroche | 06 Juin 2025

La première génération ayant utilisé les technologies numériques (ordinateurs de bureau et plus tard smartphones), les fameux « boomers », est arrivée à l’âge des risques de démence.

L’exposition croissante à ces nouvelles technologies, a-t-elle eu un impact positif ou négatif sur les capacités cognitives des pionniers du numérique ?

L’hypothèse de la « démence numérique » postule qu’une vie d’exposition à la technologie détériore les capacités cognitives.

Une hypothèse inverse est que de telles expositions favorisent des comportements (communication, socialisation, jeux ‘intelligents’) qui préservent la cognition.

Une vaste méta-analyse menée par les neuroscientifiques Jared F. Benge et Michael K. Scullin, récemment publiée dans Nature, penche en faveur de la seconde hypothèse, prenant à rebours les discours alarmistes bien connus sur les effets supposément délétères des écrans, et en particulier des smartphones, accusés de « ramollir le cerveau ».

Ces travaux ont consisté en une revue systématique de 136 études répertoriées dans huit grandes bases de données scientifiques (Medline, PsycInfo, Cochrane, etc.), portant au total sur 411 430 adultes âgés en moyenne de 68,7 ans.

Parmi ces études, 57 ont pu être intégrées à une méta-analyse quantitative, permettant d’évaluer l’association entre l’usage des technologies numériques (ordinateurs, smartphones) et des marqueurs de déclin cognitif ou de diagnostic de démence.

Pour lire la suite 🡺 Déclin cognitif : l’étude qui crève l’écran

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