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POINT DE VUE

 Véronique Duqueroy – Déclarations – 05 juin 2026

Depuis plusieurs semaines, des scientifiques américains et internationaux débattent de l’utilisation des médicaments antidépresseurs et en particulier les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS).

Le Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis souhaite en effet réduire la consommation de ces molécules qui seraient prescrites « trop longtemps et en trop grande quantité ».

Selon la FDA, seuls 15 % des participants aux essais cliniques bénéficient réellement des antidépresseurs en comparaison avec un placebo.

Dr Guillaume Davido – En France, plus de 4 millions de personnes sont sous traitement ISRS, qui plus est dans un contexte de pénurie de psychotropes, serait-ce l’occasion, pour les psychiatres, de revisiter certaines recommandations ?

Quelle est l’efficacité posologique de ces antidépresseurs et quels sont les effets indésirables à surveiller ?

Quelle serait la meilleure stratégie pour un arrêt progressif des ISRS ?

Comment ne pas confondre symptômes de sevrage et rechute dépressive ?

Medscape a interrogé le Dr Guillaume Davido, psychiatre à l’hôpital Bichat, sur cinq aspects de la pratique clinique.

1) Durée de prescription : le traitement médicamenteux d’un épisode dépressif dure environ de 9 à 12 mois et peut être doublé en cas d’épisode dépressif qui dure plus de 2 ans.

Dans la pratique courante en France, les prescriptions peuvent cependant aller bien au-delà. Pensez-vous qu’il serait bénéfique de réduire la durée de prescription de ces médicaments ?

Guillaume Davido : Selon les recommandations de la HAS (2017), les ISRS et les IRSNA (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline) sont indiqués en première intention lors d’un épisode dépressif modéré à sévère.

Les effets secondaires graves associés aux ISRS (comme le syndrome sérotoninergique) étant rares, je ne vois pas d’urgence à arrêter un antidépresseur chez un patient qui le supporte bien et dont la qualité de vie est satisfaisante sous traitement.

Pour lire la suite 🡺 Dé-prescrire les antidépresseurs : pourquoi, comment ?

Ou m’écrire à 🡺 gacougnolle@gmail.com

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