Dr Bernard-Alex Gauzere | 19 Mars 2025

L’exposition prolongée à l’anesthésie générale pourrait-elle accélérer le déclin cognitif ?

Une étude néerlandaise menée sur 12 ans révèle un lien possible entre la durée de l’anesthésie et des altérations de la mémoire, des fonctions exécutives et de la vitesse de traitement. 

Outre l’âge, plusieurs facteurs, notamment l’hypertension artérielle, le diabète et les maladies cardiovasculaires, contribuent au déclin des fonctions cognitives.

Il existe des inquiétudes sur les effets potentiels de la chirurgie et de l’anesthésie générale (AG) sur l’accélération du déclin cognitif.

Les troubles neurocognitifs périopératoires (TNP) sont des complications fréquentes après une intervention chirurgicale ou une AG, avec une incidence estimée entre 12 % et 63 %, à l’origine d’une récupération fonctionnelle moins bonne et de prolongation des séjours hospitaliers.

Les TNP peuvent survenir en préopératoire, en postopératoire immédiat (confusion ou delirium post-opératoire), ou de façon plus retardée avec une récupération neurocognitive retardée jusqu’à 30 jours, ou en tant que trouble neurocognitif postopératoire persistant jusqu’à 12 mois, et même au-delà.

Alors que le déclin cognitif transitoire après une chirurgie non cardiaque et une AG est une complication reconnue, ses effets à long terme sur le fonctionnement cognitif n’ont pas été bien étudiés.

L’étude ISPOCD1 (International Study of Postoperative Cognitive Dysfunction) a montré qu’un TNP survenant à court terme n’affecte pas la survenue à long terme d’une démence.

Mais, outre cette étude et l’analyse de suivi après 11 ans, peu de données à long terme sont disponibles concernant les effets de la chirurgie sous AG sur les trajectoires cognitives au-delà d’une année postopératoire.

Une étude longitudinale aux Pays-Bas, un suivi cognitif prospectif pendant 12 années

Pour lire la suite 🡺 Davantage d’anesthésies générales, un risque accru de déclin cognitif ?

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