Leïla Jolin-Dahel – 31/07/2026

L’American Heart Association (AHA) et l’American College of Cardiology (ACC) ont conjointement déterminé comment prévenir, dépister, évaluer et prendre en charge le syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique (CRM).

Dr Jean-Claude Tardif, directeur du centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal et professeur de médecine à l’Université de Montréal. Crédit photo: Jimmy Hamelin.

Publiées dans le Journal of the American College of Cardiologyces lignes directrices ont été élaborées en association avec l’American Diabetes Association, l’Obesity Association et l’American Society of Nephrology, sur la base d’une recherche bibliographique exhaustive des données probantes.

Ces recommandations remplacent celles qui avaient été émises en 2013 sur le surpoids et l’obésité.

Elles s’adressent aux cardiologues, endocrinologues, néphrologues, ainsi qu’aux cliniciens de soins primaires qui prennent en charge des patients présentant des manifestations du syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique, une pathologie interdépendante caractérisée par les liens entre les facteurs de risque métaboliques (notamment l’obésité et le diabète de type 2), la maladie rénale chronique et les maladies cardiovasculaires.

Aux États-Unis, près de 90% des adultes sont touchés par au moins un facteur de risque, tel qu’un taux de graisse ou de sucre élevé, un surpoids, une hypertension, ou une insuffisance rénale.

Et le tiers d’entre eux sont atteints d’au moins trois de ces facteurs devenant ainsi davantage prédisposés à développer la maladie.

« Avant, on parlait surtout de syndrome métabolique, résume le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal et professeur de médecine à l’Université de Montréal.

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