Accueil Régate Coupe de l’America

Article premium, Réservé aux abonnés (contenu complet accessible)

Il n’est pas très aisé de reconstituer les plans de forme des participants de la Coupe de l’America.

Si les photos prises lors du lancement des voiliers et les vidéos de leurs évolutions ne manquent pas, il faut parfois attendre que le voilier se couche sur l’eau pour obtenir une vue du pont.

Les finalistes à la loupe.

Les finalistes à la loupe. | FRANÇOIS CHEVALIER

François CHEVALIER. Publié le 07/08/2025 à 09h51

Coupe de l’America. Architecture navale : les bateaux finalistes à la loupe

Depuis 2019, 14 AC75 ont été construits.

Les Néo-Zélandais se sont imposés de façon radicale, grâce à des équipes rassemblant la crème des spécialistes mondiaux de l’innovation architecturale.

Certes, la présence de Guillaume Verdier dans le design team, inventeur du concept du monocoque à foils rotatifs lestés, donnait un avantage aux défenseurs de la Coupe dans un premier temps.

Plusieurs questions se sont posées dès les premiers essais des quatre premiers AC75 construits, mais le Covid a mis fin aux premières compétitions prévues en 2020 : les America’s Cup World Series à Caligula, en Sardaigne et à Plymouth.

Si bien que ces quatre AC75 n’ont jamais couru ensemble.

Sur ces quatre concurrents, seuls Luna Rossa et ETNZ possèdent une amorce de double coque sous la flottaison à l’arrêt.

Leurs formes sur l’avant sont effilées, et leurs foils sont très différents, en aile de Stuka pour l’Italien, et un béquet aux extrémités pour les Néo-zélandais.

Une évolution des formes perceptible au fil des ans

Le règlement d’alors permettant de construire deux voiliers, ce sont les seconds, mis à l’eau avant la fin de l’année, qui ont régaté en décembre 2020 pour la dernière série, à Auckland, où Emirates Team New Zealand s’est imposé.

Chaque défi s’est inspiré des éléments qui leur semblaient favorables sur les concurrents de la première génération.

Tous adoptent l’ajout sous l’arrête centrale qui amortit la retombée ou facilite le décollage.

Et le tunnel central, au-delà du pied de mât, initié par le premier Britannia d’Ineos, est adopté ou interprété par chacun.

ETNZ est le plus radical, diminuant la surface frontale de façon drastique, augmentant la surface de la grand-voile, là où elle n’est pas comptée par la jauge, et ajoutant un volume proche du demi-cylindre sous la coque.

La suite est réservée à nos abonnés.

1€50/semaine

Sans engagement

Abonnez-vous et lisez le magazine et tous les articles

Annulable à tout moment

Déjà abonné ? Se connecter

===================================================================================================