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Les masterclass Voiles et Voiliers sont de retour avec un sujet qui concerne tous les plaisanciers : comment naviguer en sécurité.

Pendant 2 heures, trois experts ont partagé, en direct, leurs conseils pour se préparer avant de prendre la mer, réagir en cas de danger et savoir alerter quand la situation l’impose.

Le replay est disponible pour les retardataires.

Pendant 2 heures, nos 3 experts ont partagé leurs conseils pour naviguer en sécurité.

Pendant 2 heures, nos 3 experts ont partagé leurs conseils pour naviguer en sécurité. | VOILES ET VOILIERS

Voiles et VoiliersQuentin Duval – Publié le 19/05/2026 à 14h44

Comment naviguer en sécurité ? Cette masterclass Voiles et Voiliers répond à toutes vos questions sur le sujet

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Prendre la mer n’est jamais anodin : c’est un terrain de jeu qui demande d’être un minimum préparé pour naviguer en sérénité.

C’est tout l’objet de cette première masterclass de l’année, dont le replay est disponible à ce lien pour 24,90 euros. Voici quelques temps forts de cette émission de plus de 2 heures.

Laurent Marion est formateur professionnel et directeur d’Escale Formation Technique. | VOILES ET VOILIERS

Que doit-on faire quand une personne passe par-dessus bord ?

Laurent Marion, formateur professionnel et directeur d’Escale Technique Formation : « On a tous appris à faire [la manœuvre d’homme à la mer] en école de croisière avec cinq personnes à bord, un petit bateau maniable.

On entend dans la littérature la manœuvre de l’amiral Boutakoff, de la marine marchande, avec quelqu’un va rester avec le doigt qui désigne le naufragé.

Tout ça, ce sont des conditions optimales. Si on est en équipage réduit, ça ne va plus fonctionner.

S’il n’y avait qu’une personne de quart sur le pont et qu’on ne l’a pas vu tomber, ça ne va pas fonctionner non plus.

Je dirais que de manière prioritaire, il faut commencer par marquer la zone.

Si on perd la zone de la chute, on ne va pas s’en tirer, car il faut savoir où on doit retourner.

Il y a différentes manières, gratuites et simples, en laissant par exemple sa trace active sur son GPS traceur.

On pourra toujours revenir sur ses pas ensuite. »

Alexis Morel est le directeur du CROSS Etel. | VOILES ET VOILIERS

On doit dire quoi concrètement pour alerter le CROSS par VHF ?

Alexis Morel, directeur du CROSS Etel : « Ce qui est important, c’est d’être concis, parce qu’il faut imaginer que les gens autour vont écouter aussi.

Il faut d’abord dire un mot-clé, qui est le Mayday, si jamais c’est une détresse.

Ça permet à tout le monde d’arrêter de parler sur la VHF 16, qui est un canal d’urgence dédié à ça.

Sinon, c’est le Pan-pan qui dit, « j’ai un incident et je vais avoir besoin d’aide », mais on ne va pas avoir, de notre côté, le même démarrage et la même capacité à se mobiliser.

Ensuite, il faut donner le nom de son navire, en parlant distinctement.

Ça permet de vous rappeler et de commencer à chercher si on n’avait plus de contact avec vous.

Puis, il faut donner une indication de la zone géographique.

Pas chercher forcément à être précis avec une position GPS, mais dire qu’on est devant Lorient, entre Belle-Île et Groix, etc.

Déjà, ça permet de confirmer, surtout si ça va vite et que le temps de communication va être restreint.

Et puis, le nombre de personnes à bord va être essentiel, parce que ça va dimensionner la réponse qu’on va apporter.

Ça ne sera pas la même chose d’aller chercher une personne que d’aller en chercher six.

Si on est toujours en communication et qu’on a le temps, sommairement, on décrit l’événement – une personne à la mer, un feu à bord – de manière concise.

Et enfin, comme c’est du simplex, il faut s’arrêter de parler un moment pour qu’on puisse rentrer en contact avec vous. »

Frédéric Blaudeau est directeur marketing et communication de Plastimo. | VOILES ET VOILIERS

Un radeau de survie, ça s’entretient : quelles sont les obligations ?

Frédéric Blaudeau, directeur du marketing et de la communication chez Plastimo : « L’obligation, c’est de le réviser tous les trois ans pour le plaisancier.

Lors de cette révision, on va ouvrir le radeau, le gonfler, vérifier ses niveaux de pression et passer en revue l’ensemble des appendices, que ce soit les clapets, les piles, les médicaments, en fonction de l’équipement qui est dedans.

C’est vraiment comme un contrôle technique lorsque vous emmenez votre véhicule. À partir de neuf ans, il y a également un réépreuvage de la bouteille, c’est-à-dire son remplacement.

Contrairement aux idées reçues, on a 18 ans de garantie, plus 3 ans, donc ça fait 21 ans en vrai, mais il n’y a pas de durée de vie du radeau, dans la mesure où il est maintenu dans son cycle de révision tous les 3 ans.

Aujourd’hui, on pourrait dire qu’il est garanti à vie, en tout cas pendant toute la vie de votre navigation, tant qu’il est entretenu. »

Pour visionner le replay, c’est par ici : vvof.fr/Replay

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