Dr Roseline Peluchon | 17 Septembre 2025

Un essai norvégien teste jeûne intermittent et exercice chez 167 femmes à risque de diabète gestationnel.

Malgré une bonne adhésion, aucun bénéfice n’est démontré. De quoi interroger cette stratégie. 

Le diabète gestationnel concerne 1 femme enceinte sur 7 dans le monde.

Les principaux facteurs de risque sont le surpoids et l’obésité, l’âge maternel, les antécédents familiaux de diabète ou de diabète gestationnel, ainsi que l’origine non européenne.

Les recommandations habituelles telles que l’activité physique et une alimentation saine, sont souvent peu suivies.

Certaines études ont montré des effets positifs des interventions précoces, alors que les résultats d’autres essais sur le même sujet n’étaient pas concluants.

Cela pourrait être dû au fait que la plupart des essais commencent vers 16-20 semaines de grossesse, manquant ainsi l’opportunité d’intervenir avant ou très tôt dans la grossesse.

Il se peut aussi que les habitudes de vie avant la grossesse influencent positivement les comportements et les risques pendant la grossesse.

En ce cas, les interventions sur le mode de vie avant la grossesse pourraient avoir un effet de prévention.

Leur efficacité reste toutefois à préciser.

Un essai randomisé intitulé BEFORE THE BEGINNING, a été mené, en Norvège, incluant 167 femmes présentant au moins un facteur de risque de diabète gestationnel et envisageant une grossesse.

Les participantes étaient réparties en deux groupes.

Les unes adoptaient, avant et pendant la grossesse, une alimentation de type jeûne intermittent associé à de l’exercice physique, les autres bénéficiaient des conseils habituels.

Le jeûne intermittent consistait à limiter les repas à une fenêtre de 10 heures par jour ou moins, au moins 5 jours par semaine.

Pour lire la suite 🡺 Changer les habitudes avant la grossesse pour prévenir le diabète gestationnel ?

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