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Dr Bertrand Herer – 04 juin 2026
Assis droit, penché en avant, debout : certaines postures soulagent la dyspnée des patients BPCO en réduisant le coût mécanique de la respiration.
Une étude en précise les mécanismes physiopathologiques
Dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), certaines postures corporelles soulagent la dyspnée tandis que d’autres l’aggravent.
Ce phénomène serait lié à une dissociation neuro-mécanique : un décalage entre la commande ventilatoire issue du cortex et la réponse mécanique de la paroi thoracique en inspiration.
En situation de « soif d’air », malgré un effort respiratoire intense commandé par le cerveau, la ventilation effective reste insuffisante.
16 patients évalués dans deux positions
Pour approfondir la compréhension de ce symptôme, A. F. Elbehairy et coll. ont étudié le fonctionnement respiratoire chez 16 patients (9 hommes et 7 femmes, âge moyen 66 ans) atteints de BPCO sévère (VEMS de 36 ± 16 % de la valeur prédite, avec une distension thoracique marquée par un volume résiduel représentant 182 ± 61 % de la valeur prédite).
Chaque patient indiquait la posture lui procurant le plus de confort respiratoire (posture favorable, PF) et celle lui causant le plus d’inconfort (posture défavorable, PD).
Dans chacune de ces positions étaient réalisés : une exploration fonctionnelle respiratoire complète, une évaluation de la commande nerveuse inspiratoire par électromyographie diaphragmatique via une sonde endo-œsophagienne, une manométrie respiratoire et une évaluation de la dyspnée par le score de Borg (0 à 10).
La posture favorable réduit le coût mécanique de la respiration
Pour lire la suite 🡺 Changer de posture dans la prise en charge de la dyspnée de la BPCO
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