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Geoffrey Dirat – 12/08/2025
Un lien significatif, indépendant du tabagisme, a été observé entre la consommation d’aliments ultratransformés et le risque de cancer pulmonaire.
Parmi les multiples effets délétères des aliments ultratransformés (UPF pour ultra-processed foods), la science a déjà établi des liens entre l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires ou encore certains cancers digestifs.
Mais leur rôle dans la carcinogenèse pulmonaire restait peu exploré.
C’est précisément ce vide que souhaitaient combler les auteurs d’une étude de cohorte prospective dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue Thorax.
« La consommation d’UPF est devenue omniprésente dans de nombreuses sociétés modernes, représentant jusqu’à 58% des apports énergétiques quotidiens dans certaines populations occidentales.
Or, plusieurs composants ou additifs couramment retrouvés dans ces produits sont soupçonnés d’avoir des effets cancérogènes potentiels », rappellent les chercheurs chinois et américains qui ont collaboré à cette étude.
Pour examiner cette possible association, ils ont utilisé les données de 101 732 participants issus de la cohorte PLCO (Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial), une vaste étude américaine ayant recruté des adultes âgés de 55 à 74 ans entre 1993 et 2001.
À l’inclusion, les participants ont rempli un questionnaire de fréquence alimentaire permettant d’estimer leur consommation moyenne d’UPF, selon la classification NOVA.
Les UPF regroupent ici des produits tels que les sodas (sucrés ou « diète »), les viandes transformées, les plats cuisinés industriels, les céréales raffinées sucrées, les produits de boulangerie emballés, les barres énergétiques ou encore les sauces toutes faites.
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