Recommandation – Santé du cerveau

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Ellen Wan – 30 juillet 2026

Avant les pertes de mémoire, votre façon de marcher peut révéler 5 troubles cachés du cerveau

Avant que la mémoire ne commence à décliner, votre cerveau peut déjà révéler qu’un problème est en cours à travers un signe inattendu : votre façon de marcher.

Vos jambes peuvent détecter un problème cérébral avant même que votre mémoire ne commence à faiblir.

Beaucoup de personnes pensent qu’un ralentissement de la marche ou une perte de stabilité est simplement une conséquence normale du vieillissement.

Pourtant, les neurologues expliquent que la marche est l’une des tâches les plus exigeantes pour le cerveau, et que de subtils changements de vitesse, d’équilibre ou de coordination peuvent parfois apparaître plusieurs années avant les premiers troubles de la mémoire.

« La marche est un miroir de la santé cérébrale », a déclaré à Epoch Times le docteur Hsieh Ping-Hsien, neurochirurgien à Taïwan.

« Les modifications de la démarche peuvent même constituer les premiers signes d’alerte de plusieurs maladies neurologiques. »

Pourquoi la marche est-elle liée au cerveau ?

Marcher peut sembler automatique, mais chaque pas nécessite que plusieurs régions du cerveau travaillent ensemble en une fraction de seconde.

Loin de se contenter de faire bouger les jambes, le cerveau planifie en permanence les mouvements, maintient l’équilibre, surveille l’environnement et ajuste la posture.

Selon le docteur Hsieh Ping-Hsien, ces fonctions comprennent :

Le contrôle moteur : le lobe frontal envoie le signal « faites un pas ».

Le contrôle de l’équilibre : le cervelet ajuste le centre de gravité en temps réel.

La perception de l’espace : le lobe pariétal évalue les distances avec l’environnement.

L’attention : le cortex préfrontal évite de trébucher sur les obstacles.

Selon lui, si un seul maillon de ce système complexe est défaillant, la vitesse de marche diminue.

Cinq troubles du cerveau qui peuvent d’abord modifier votre façon de marcher

Lorsque l’organisme vieillit, subit un accident vasculaire cérébral mineur ou développe une maladie neurologique dégénérative, comme la maladie de Parkinson ou une démence, le premier signe est souvent une instabilité de la marche.

1. Une démence débutante

Les personnes présentant un trouble cognitif léger connaissent souvent un ralentissement progressif de leur marche avant que les troubles de la mémoire ne deviennent importants.

Une étude publiée en 2023 dans Scientific Reports a analysé la vitesse de marche de près de 2 000 personnes âgées. Les chercheurs ont constaté que celles dont les fonctions cognitives étaient les plus faibles marchaient plus lentement au quotidien.

Même les personnes souffrant d’un trouble cognitif léger présentaient déjà une diminution de leur vitesse de marche à certains moments, avant une détérioration significative de leur mémoire.

2. La maladie de Parkinson

Le cerveau des personnes atteintes de la maladie de Parkinson perd progressivement sa capacité à produire de la dopamine.

Cela entraîne des pas plus courts, une démarche traînante et une diminution du balancement des bras.

Beaucoup de personnes pensent à tort qu’il s’agit simplement d’un signe de vieillissement et passent ainsi à côté d’une prise en charge précoce.

3. La maladie des petits vaisseaux cérébraux

Un accident vasculaire touchant les petits vaisseaux profonds du cerveau peut affecter les voies de conduction de la substance blanche, perturber la transmission des signaux nerveux et provoquer une démarche lente et instable.

En l’absence de paralysie évidente d’un côté du corps, ce trouble passe toutefois souvent inaperçu.

4. L’hydrocéphalie à pression normale

Lorsque le liquide céphalorachidien s’accumule excessivement dans les ventricules cérébraux, il entoure les tissus cérébraux comme un ballon rempli d’eau et perturbe les fonctions nerveuses contrôlant la marche.

Les patients présentent souvent une « démarche magnétique » : leurs pieds semblent collés au sol, leurs pas deviennent extrêmement courts et ils éprouvent des difficultés à lever les pieds.

5. L’hématome sous-dural chronique

Chez certaines personnes âgées, un léger choc contre un objet en marchant peut provoquer un petit saignement.

Après plusieurs semaines, le sang peut progressivement s’accumuler sous la dure-mère et comprimer le cerveau.

Les symptômes comprennent une instabilité de la marche, une somnolence, un ralentissement du temps de réaction et une faiblesse d’un seul côté du corps.

L’inflammation chronique affecte aussi la marche

Outre les maladies cérébrales telles que la démence ou la maladie de Parkinson, l’inflammation chronique « consume » également discrètement le cerveau, explique le docteur Hsieh Ping-Hsien.

Des études montrent que les personnes âgées présentant des taux plus élevés de marqueurs inflammatoires dans le sang marchent généralement plus lentement et présentent un risque accru de développer ultérieurement des troubles moteurs.

L’inflammation chronique de faible intensité agit comme un petit feu permanent qui brûle lentement le cerveau. Vous ne la ressentez généralement pas, mais les dommages s’accumulent chaque jour.

Des lésions des neurones : des facteurs inflammatoires, notamment les cytokines pro-inflammatoires IL-6 et TNF-α, peuvent attaquer les cellules nerveuses et ralentir la transmission des signaux nerveux.

Des lésions de la substance blanche : les « câbles » du cerveau chargés de transmettre les commandes motrices sont endommagés, ce qui perturbe le contrôle de la marche.

Une diminution de la dopamine : l’inflammation chronique inhibe la sécrétion de dopamine, ce qui rend l’initiation des mouvements plus lente et plus difficile.

Des troubles de la coordination musculaire : le retard des signaux envoyés par le cerveau perturbe la synchronisation des contractions musculaires, entraînant une marche plus lente et moins stable.

Selon le docteur Hsieh Ping-Hsien, de nombreux facteurs favorisent cette inflammation chronique, notamment le manque prolongé de sommeil, le syndrome métabolique, un déséquilibre du microbiote intestinal et le stress psychologique chronique.

Tous peuvent accélérer silencieusement la dégénérescence cérébrale et le déclin des capacités motrices.

Cinq changements de la marche à ne jamais ignorer

Le ralentissement de la marche ne survient généralement pas brutalement, souligne le docteur Hsieh Ping-Hsien.

Le cerveau envoie souvent de nombreux signaux d’alerte au préalable.

Regarder constamment le sol en marchant : normalement, le regard doit naturellement être dirigé vers l’avant.

Si vous prenez l’habitude de regarder le sol, cela peut traduire une diminution de l’équilibre et de la perception de l’espace.

Faire davantage de petits pas pour tourner : lorsque la capacité du cerveau à gérer les changements de direction ralentit, il devient nécessaire de décomposer le mouvement en plusieurs petits pas.

Avoir des difficultés à garder son équilibre en marchant tout en parlant : perdre facilement l’équilibre en marchant et en parlant correspond à un « trouble de la double tâche ».

Cela indique une diminution de la capacité du cerveau à traiter simultanément deux activités et constitue un signe important de déclin cognitif.

Des pas de plus en plus courts : si votre foulée devient visiblement plus courte et plus lente, en particulier le matin ou dans un environnement inhabituel, cela peut être un signal d’alerte.

Un balancement asymétrique des bras : si un bras se balance normalement tandis que l’autre reste immobile, cela peut révéler un problème de conduction nerveuse d’un seul côté du corps.

Si vous présentez l’un de ces symptômes, notamment après un traumatisme crânien récent, une chute ou une forte secousse, le docteur Hsieh Ping-Hsien recommande de consulter rapidement un neurochirurgien.

Préserver la santé du cerveau grâce au mode de vie

Même si toutes les maladies neurologiques ne peuvent pas être évitées, adopter un mode de vie sain permettant de réduire l’inflammation et de soutenir les fonctions cérébrales peut contribuer à préserver la mobilité avec l’âge.

L’huile d’ail pour protéger le cerveau

Le neuroscientifique japonais Nobusada Shinoura recommande l’huile d’olive à l’ail comme un aliment particulièrement bénéfique pour préserver les fonctions cognitives et protéger le cerveau.

Il est possible de la préparer facilement à la maison.

Dans son livre The Miracle of Brain Regeneration: Garlic Oil for Longevity, le neuroscientifique japonais Nobusada Shinoura recommande spécifiquement l’huile d’olive à l’ail dans le cadre d’une alimentation quotidienne destinée à protéger le cerveau.

Ingrédients

150 ml d’huile d’olive vierge extra.

3 gousses d’ail.

Préparation

Écrasez les gousses d’ail jusqu’à obtenir une pâte et laissez-les reposer à température ambiante pendant environ 2 heures.

Versez l’huile d’olive vierge extra dans un récipient, ajoutez la pâte d’ail, puis laissez macérer à température ambiante pendant cinq jours.

Filtrez ensuite la préparation à l’aide d’une passoire afin d’obtenir une huile d’olive parfumée à l’ail.

Cette huile peut être versée sur une salade de légumes, une soupe miso, du natto, du tofu froid ou consommée avec du pain. Nobusada Shinoura explique qu’il prend de l’huile d’ail avant chaque intervention chirurgicale depuis de nombreuses années.

Selon lui, elle rend son activité nerveuse plus vive et lui procure davantage d’énergie.

Une revue publiée dans ACS Chemical Neuroscience a montré que plusieurs composés chimiques de l’ail, notamment les composés organosulfurés, présentent un potentiel thérapeutique contre la maladie de Parkinson.

Ces substances peuvent réduire le stress oxydatif, restaurer la fonction des mitochondries et diminuer la neuro-inflammation, contribuant ainsi à protéger les cellules nerveuses.

Nobusada Shinoura rappelle toutefois que la protection du cerveau ne repose pas sur un seul aliment.

Une alimentation équilibrée est beaucoup plus importante.

Celle-ci devrait être principalement composée de légumes et de céréales complètes, avec une consommation abondante d’aliments fermentés, de produits de la mer et de champignons.

Il recommande particulièrement la dorade, le balaou du Pacifique et les sardines, riches en acides gras oméga-3 DHA et EPA, bénéfiques pour la santé cérébrale.

En complément de l’alimentation, Nobusada Shinoura recommande également une activité physique aérobie comme le tai-chi ou la marche rapide.

L’intensité de l’exercice doit permettre de transpirer légèrement tout en maintenant une fréquence cardiaque inférieure à 110 à 120 battements par minute.

Il n’est pas nécessaire de pratiquer une activité physique trop intense.

Trois minutes de massage par jour

Outre l’alimentation et l’exercice physique, la médecine traditionnelle chinoise met l’accent sur l’amélioration de l’irrigation sanguine du cerveau grâce à la stimulation de points d’acupuncture.

Selon Jonathan Liu, contributeur à Epoch Times, les fonctions cérébrales dépendent du bon fonctionnement coordonné de nombreux systèmes organiques.

La médecine traditionnelle chinoise considère que l’énergie des organes internes circule à travers les méridiens jusqu’à la surface du corps.

Parmi eux, les méridiens les plus étroitement liés à la tête sont ceux de la vessie, de la vésicule biliaire et le vaisseau gouverneur.

Le méridien de la vessie : favorise la clarté mentale

Le méridien de la vessie longe la tête et le dos. Les points situés sur la tête, comme Tian Zhu (Pilier céleste, BL10), sont couramment utilisés pour soulager les vertiges, améliorer la mémoire et ralentir le vieillissement cérébral.

Point Tian Zhu (Pilier céleste, V10) : il est situé de chaque côté de la naissance des cheveux à l’arrière du cou, dans le creux situé au bord externe des deux gros muscles du cou (muscles trapèzes).

Le méridien de la vésicule biliaire : améliore l’équilibre

Il longe les deux côtés de la tête et est associé à l’équilibre, à l’audition et à la régulation des émotions.

Point Shuai Gu (Vallée de tête, VB8) : il est situé à deux largeurs de doigt au-dessus du sommet de chaque oreille.

Le vaisseau gouverneur : aide à prévenir la démence

Le vaisseau gouverneur est un canal énergétique qui longe la colonne vertébrale. Le point Bai Hui (Cent réunions, DU20), situé sur ce méridien, est considéré comme un point majeur pour prévenir et traiter la démence. Comme son nom l’indique, il représente le point de convergence de tous les méridiens.

Point Bai Hui (Cent réunions, VG20/DM20) : il se situe près de l’intersection entre la ligne reliant le sommet des deux oreilles et la ligne médiane du crâne.

Une légère sensation de douleur ou de tension lors de la pression indique généralement que le point est correctement localisé.

Massez chacun de ces points pendant une à trois minutes sans exercer une pression excessive. Une légère douleur ou une sensation de tension est idéale.

Une bouillie aux noix pour stimuler le cerveau

En complément de l’acupression, la médecine traditionnelle chinoise insiste également sur l’importance de l’alimentation afin d’apporter au cerveau tous les nutriments nécessaires.

Selon Jonathan Liu, elle s’appuie notamment sur le principe selon lequel « le semblable nourrit le semblable ».

Les noix, dont la forme rappelle celle du cerveau, sont ainsi traditionnellement utilisées pour nourrir cet organe.

Bouillie aux noix

Les noix sont riches en oméga-3, un constituant essentiel des cellules nerveuses du cerveau.

Temps de préparation et de cuisson : 35 minutes.

Portions : 1 à 2 personnes.

Ingrédients

28 g de noix crues.

25 g de riz blanc.

10 baies de goji.

3 dattes rouges.

600 ml d’eau.

Préparation

Lavez tous les ingrédients, retirez les noyaux des dattes rouges, puis placez-les dans une casserole avec 600 ml d’eau. Portez à ébullition à feu vif, puis réduisez le feu et laissez mijoter pendant 30 minutes.

Les pertes de mémoire ne constituent pas toujours le premier appel à l’aide du cerveau.

Les premiers indices apparaissent parfois simplement dans votre façon de marcher.

Si vous remarquez que vous marchez plus lentement, que vos pas deviennent anormalement courts, que vous avez des difficultés à tourner ou que vous perdez plus souvent l’équilibre, ne considérez pas ces changements comme une simple conséquence du vieillissement.

Une évaluation médicale précoce, associée à des habitudes de vie favorables au fonctionnement du cerveau, peut permettre d’identifier un problème avant l’apparition de symptômes neurologiques plus graves.

Ellen Wan travaille pour l’édition japonaise d’Epoch Times depuis 2007.

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