Accueil Course au large record

Après le record de l’Atlantique Nord, Anatole Facon s’attaque au record de la traversée de la Méditerranée en Class40 et en solitaire.

Le skipper est actuellement à Marseille et attend une fenêtre météo idéale pour rejoindre Carthage en 35 heures.

Le Class40 Good Morning est à Marseille pour tenter de battre le record de la traversée de la Méditerranée.

Le Class40 Good Morning est à Marseille pour tenter de battre le record de la traversée de la Méditerranée. | GOOD MORNING

Voiles et Voiliers. Publié le 12/06/2025 à 11h44

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« Aussi complexe qu’excitant » : il va tenter de battre le record de traversée de la Méditerranée

Le jeune navigateur français Anatole Facon, 24 ans, s’apprête à établir un nouveau jalon dans sa quête de records à bord de son Class40 Good Morning.

Depuis la cité phocéenne, il ambitionne de réaliser la traversée de la Méditerranée en solitaire entre Marseille (France) et Carthage (Tunisie), un parcours de 455 milles nautiques.

À ce jour, aucun temps de référence n’a été homologué en solitaire en Class40 sur ce tracé.

Anatole Facon souhaite non seulement inscrire un premier chrono officiel, mais également tenter de battre le record existant en équipage, détenu depuis le 29 mai 2010 par Gérald Bibot.

À bord du Class40 Great Circle, ils avaient relié Marseille à Carthage en 35 heures et 35 minutes, à une vitesse moyenne avoisinant les 12,9 nœuds.

Pour ce défi, Anatole a convoyé son bateau depuis la Bretagne jusqu’à Marseille spécifiquement pour cette tentative. Le départ sera lancé dès qu’une fenêtre météo favorable se présentera courant juin.

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Anatole Facon poursuit sa quête de records. | VALENTIN LAUFÉRON

Un record très court – environ 35 heures – dans des conditions souvent extrêmes.

Anatole : « Le record de la Méditerranée est une étape importante dans notre campagne Good Morning.

Après l’Atlantique Nord, c’est un nouveau terrain d’expression pour moi, mais aussi une manière de continuer à apprendre et à progresser sur ce bateau en vue du tour du monde.

Ce défi est aussi complexe qu’excitant : un record très court – environ 35 heures – dans des conditions souvent extrêmes, avec un mistral qui peut être violent et une mer Méditerranée imprévisible.

C’est un parcours très engagé, il y a du stress, de l’appréhension, de la tension…

Je suis clairement préoccupé, mais surtout animé par une envie profonde d’y aller.

Le stand-by en attendant la bonne fenêtre météo est déjà une phase intense, presque une épreuve en soi.

On est suspendus au moindre indice de météo favorable, prêts à bondir.

La préparation a été menée avec une grande attention.

On a eu la volonté d’avoir un bateau le plus léger possible, avec de nombreuses d’optimisations.

Tout a été pesé, ajusté. Désormais, il est très optimisé, affûté pour ce grand sprint méditerranéen : place maintenant à ce grand défi ! »

(Source service presse)

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