Dr Pierre Margent | 22 Décembre 2025

L’asthme sévère réfractaire représente un défi thérapeutique de premier plan.

Cette forme particulièrement invalidante de la maladie résiste aux traitements conventionnels et expose les patients à une dégradation rapide de leur fonction respiratoire.

La prise en charge des comorbidités allergiques et l’optimisation thérapeutique sont nécessaires pour limiter les exacerbations de la maladie.

L’asthme sévère réfractaire (ASR) concerne approximativement 1 à 5 % des patients asthmatiques.

Il est défini par un contrôle de la maladie très imparfait malgré le recours à de fortes doses de corticoïdes inhalés (ICS) et de plusieurs autres traitements, le tout chez des patients avec une bonne adhérence, utilisant de façon correcte les dispositifs d’inhalation et un traitement adéquat d’éventuelles comorbidités.

En comparaison avec des asthmes plus légers, les patients en ASR peuvent souffrir d’une perte rapide de leur fonction respiratoire et avoir un taux de mortalité accru lors des exacerbations de la maladie.

L’exploration fonctionnelle et biologique pour orienter au mieux la prise en charge

L’asthme majeur de type 2 est le plus fréquent des asthmes réfractaires, tant chez l’adulte que chez l’enfant.

Il est caractérisé par des taux élevés de cytokines T2 auxiliaires, comme les interleukines 4, 5 et 13 et par une éosinophile accrue, tout comme le taux d’oxyde nitrique exhalé.

L’asthme majeur T2 est associé à un risque notable d’aggravation mais répond bien au traitement biologique avec cible inflammatoire T2.

Mais il importe de savoir que ce type de traitement est, dans plus de 90 % des cas, prescrits par des pneumologues spécialistes de l’asthme et que leur disponibilité peut être réduite pour tous les patients éligibles.

Pour lire la suite 🡺 Asthme réfractaire : le défi majeur d’une minorité de patients

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