Dr Bertrand Herer | 09 Avril 2025
Les tests de réactivité aux bronchodilatateurs pour diagnostiquer l’asthme sont plus fiables le matin, avec une réponse positive diminuant de 8 % par heure.
L’hiver améliore aussi cette réponse dans cette étude.
Ces variations pourraient permettre d’optimiser le diagnostic et guider les pratiques cliniques.
La réponse significative à l’inhalation d’un bronchodilatateur β2 agoniste est un critère crucial pour le diagnostic d’asthme, traditionnellement définie comme une amélioration du VEMS ou de la capacité vitale forcée (CVF) après l’administration d’un bronchodilatateur.
La variabilité nycthémérale des symptômes d’asthme est bien connue : une aggravation nocturne ou du petit matin (morning dip) est souvent signalée.
On sait maintenant que la chronobiologie de l’asthme repose sur une horloge interne où la protéine REV-ERBα joue un rôle essentiel.
Des EFR réalisées à toute heure et en toute saison
B. Knox-Brown et coll. ont étudié l’association entre l’heure de la journée et la saison des tests de fonction respiratoire, pratiqués en laboratoire d’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR), et le niveau de réactivité aux bronchodilatateurs.
Ils ont analysé rétrospectivement les données de 1620 sujets âgés de 53,2 (± 16,1 ans), dont 62 % étaient des femmes (1), adressés pour des EFR.
L’indication de l’examen était une suspicion d’asthme dans 58 % des cas.
Un tabagisme actif ou ancien était enregistré pour 48 % des sujets.
On notera que l’indice de masse corporelle était assez élevé dans cette cohorte (29,4 ± 7,1 kg/m²) sans que les auteurs ne commentent ce point.
Par ailleurs les données cliniques confirmant ou infirmant le diagnostic ultérieur d’asthme n’étaient pas disponibles.
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