Dr Bernard-Alex Gauzere | 15 Janvier 2025
L’incidence des arrêts cardiaques extrahospitaliers (ACEH) réanimés par les services médicaux d’urgence est de 19 à 97/ 100 000 personnes /an, avec un taux de survie moyen de 8 %.
Les facteurs qui influencent positivement le pronostic sont : un rythme cardiaque choquable (tachycardie ventriculaire sans pouls et fibrillation ventriculaire), une réanimation cardio-pulmonaire précoce, un délai court avant la première défibrillation, la survenue dans un lieu public et un retour rapide à la circulation spontanée (RCS).
Cependant, même si un rythme initial choquable est associé à de meilleurs résultats, en Suède, seul un patient sur trois environ survit jusqu’à 30 jours.
Certains patients victimes d’un ACEH avec un rythme choquable ne répondent pas du tout à la défibrillation, tandis que d’autres peuvent évoluer vers des épisodes récurrents de fibrillation ventriculaire.
La fibrillation ventriculaire réfractaire
Le terme de fibrillation ventriculaire réfractaire (FVR) est utilisé lorsque la réanimation n’aboutit pas à un RCS soutenu après au moins trois défibrillations consécutives.
Une réanimation avancée impliquant l’administration de médicaments, l’admission à l’hôpital pour permettre une intervention coronarienne percutanée ou une oxygénation par membrane extracorporelle, l’optimisation du niveau d’énergie du défibrillateur et la possibilité de changer l’emplacement des électrodes, sont actuellement recommandés chez les patients en FVR, dont le taux de survie est encore plus faible.
En parallèle, il semble que chaque tentative de défibrillation supplémentaire est associée à une survie plus faible, même si les critères de la FVR ne sont pas remplis.
De nouvelles approches de défibrillation
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