Accueil Course au large Arkéa Ultim Challenge – Brest

En ce moment, le maxi-trimaran SVR-Lazartigue devrait être en train d’avaler les derniers milles qui le séparent de la ligne d’arrivée de l’Arkéa Ultim Challenge, naviguant à travers un Atlantique Nord déchaîné.

Tom Laperche dévoile ce dimanche les coulisses de son tour du monde avorté après un choc violent avec un OFNI.

Le Trimaran SVR-Lazartigue lors de son grutage au Cap en Afrique du Sud.Une image contenant Police, logo, Graphique, texte

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Le Trimaran SVR-Lazartigue lors de son grutage au Cap en Afrique du Sud. | JULIEN CHAMPOLION/POLARYSE/AUCB

Voiles et Voiliers.Publié le 25/02/2024 à 18h15

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Arkéa Ultim Challenge. Une plongée dans les coulisses du tour du monde de Tom Laperche (ouest-france.fr)

À travers ce documentaire, plongez au cœur de l’intimité d’une équipe et de son skipper, Tom Laperche, depuis les premiers instants de la course jusqu’à l’amère décision d’abandonner le 28 janvier dernier.

Quand Tom quitte le quai le quai du commandant Malbert en ce début janvier, c’est avec un mélange complexe d’émotions.

L’excitation de l’aventure à venir se heurte à l’incertitude de ce qui l’attend sur cette étendue d’océan.

Dès les premiers jours de navigation, l’adrénaline prend le dessus.

S’ensuit une descente de l’Atlantique remarquée. « Je profite le long des côtes brésiliennes à 35 nœuds de vitesse, frôlant parfois les 40 nœuds », s’enthousiasme le protégé de François Gabart, quelques jours seulement après avoir quitté Brest.

Et d’ajouter : « C’est merveilleux, je profite de ce bateau incroyable. » La cartographie est le témoin de la bataille qu’il mène pour la place de leader avec Charles Caudrelier, à proximité du cap de Bonne Espérance.

On n’a pas à rougir de ce qui s’est passé depuis six semaines et de ce que Tom a fait sur l’eau ces dix derniers jours.

Tom Laperche savoure cette navigation au portant sous 30 nœuds de vent en multicoque.

« Si tu aimes la voile, tu as forcément envie de venir tester cela », témoigne-t-il.

Pourtant, le destin est parfois cruel. Voilà onze jours qu’il navigue lorsqu’une avarie majeure met brutalement fin à ses rêves.

« Il y a eu quelques secondes où j’étais presque paralysé, à avoir peur de ce qui s’est passé et de ce qui peut arriver, confie-t-il.

J’arrive à aller voir sur le pont, comprendre que la dérive est dans une position anormale. […]

C’est difficile de savoir jusqu’où il y a de l’eau. » La décision est prise de rejoindre le plus rapidement possible Cape Town, en Afrique du Sud, afin de constater plus en détail les dégâts.

« On n’a pas à rougir de ce qui s’est passé depuis six semaines et de ce que Tom a fait sur l’eau ces dix derniers jours », rassure François Gabart.

Huit jours après l’avarie, la décision est prise. Tom n’a pas d’autre choix que d’abandonner.

Certainement l’épreuve la plus dure dans sa vie de navigateur.

Mais à tout juste 26 ans, le skipper refuse de se laisser abattre et préfère emprunter la devise de Mandela : « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. »

LA VIDÉO CI-DESSOUS :

CAP SOLITAIRE ÉPISODE 4. (youtube.com)

Arkéa Ultim Challenge – Brest SVR Lazartigue Tom Laperche François Gabart