Actualités – publiée le 17/03/2025 par Équipe de rédaction Santélog
Nature Medicine
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Ce nouveau test basé sur un biomarqueur, à ce stade à effectuer à partir de liquide cérébrospinal (LCR), promet de détecter la maladie d’Alzheimer plus tôt.
Cette détection précoce est un atout voire une nécessité pour la prise en charge de la maladie qui ne dispose pas de traitement pharmacologique réellement curatif.
Développé par une équipe de l’Université de Pittsburgh, ce test, présenté dans la revue Nature Medicine, est capable de détecter de petites quantités de la protéine tau et ses formes pathologiques mal repliées qui envahissent le cerveau, le liquide céphalo-rachidien et le sang.
Ce test sur LCR pourrait également être développé, dans l’avenir, sous forme de test sanguin.
On sait aujourd’hui que la maladie d’Alzheimer commence à se développer plusieurs années avant la détection possible des enchevêtrements de tau.
Le nouveau test de biomarqueur du liquide céphalorachidien se révèle bien corrélé à la gravité du déclin cognitif, indépendamment d’autres facteurs, notamment le dépôt d’amyloïde dans le cerveau, ce qui ouvre la voie à un diagnostic et à une intervention précoces contre la maladie.
La pathologie bêta-amyloïde précède souvent les anomalies de la protéine tau dans la maladie d’Alzheimer, et par conséquent, la plupart des efforts de recherche sur les biomarqueurs se sont concentrés sur la détection précoce des modifications de la protéine bêta-amyloïde.
Ceci étant dit, de nombreuses personnes âgées qui ont des plaques bêta-amyloïdes dans leur cerveau ne développeront jamais de symptômes cognitifs de la maladie d’Alzheimer au cours de leur vie.
C’est pourquoi, les sociétés savantes, dont l’Alzheimer’s Association spécifient les 3 fgrands critères de diagnostic : la présence combinée de protéines tau et bêta-amyloïde et la neurodégénérescence.
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Les biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer sont-ils vraiment spécifiques ?
Pr Dominique Baudon | 17 Mars 2025
Les dosages sériques de p-tau sont proposés pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.
Une équipe internationale vient de montrer que ces biomarqueurs sont aussi présents dans la maladie de Charcot, soulevant ainsi la question de leur spécificité.
Au cours des cinq dernières années, les biomarqueurs sanguins ont pris une importance croissante comme alternative non invasive aux analyses du liquide céphalorachidien pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer (MA), en tant que marqueurs des modifications neuropathologiques.
Parmi les plus étudiés, on trouve les peptides p-tau phosphorylés (p-tau) : p-tau 217, p-tau 181 et parfois p-tau 231.
Leur taux se modifierait tôt dans la maladie et reflèteraient la sécrétion de fragments de tau phosphorylés en réponse à la formation des plaques amyloïdes ou à la présence d’espèces amyloïdes solubles-β.
La p-tau 217 (forme phosphorylée en thréonine 217) semble le plus spécificifique des biomarqueurs plasmatiques (1, 2).
En raison de leur rentabilité et de leur caractère moins invasif, p-tau 181 et p-tau 217 ont récemment été proposés comme tests de dépistage sanguin pour le diagnostic précoce de la MA en population générale (3).
Quelle est la spécificité des dosages sanguins de p-tau ?
Néanmoins, ces biomarqueurs peuvent aussi être présents dans d’autres maladies neurodégénératives (2).
Des travaux précédents ont montré que les taux de p-tau 181 étaient élevés dans le sang des patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA), mais pas dans leur liquide céphalorachidien, comme c’est le cas chez les patients atteints de MA. Aussi, l’étude de la spécificité des dosages des peptides p-tau est d’un grand intérêt pour le diagnostic de ces maladies.
Une équipe internationale vient de montrer que les biomarqueurs p-tau phosphorylés 181 et 217 étaient présents dans le sérum et les muscles des patients atteints de SLA. Leurs travaux viennent d’être publiés dans Nature communications.
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