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En exclusivité pour Ouest-France, le directeur du Team Banque Populaire, Ronan Lucas, revient sur l’affaire Crémer, et se justifie d’avoir tout mis en œuvre pour que sa navigatrice puisse participer au Vendée Globe, malgré son absence pour congé maternité.

Ronan Lucas, directeur du team Banque populaire, Pierre-Emmanuel Hérissé, directeur technique, et Clarisse Crémer, à bord de l’Imoca Banque Populaire en 2020.

Ronan Lucas, directeur du team Banque populaire, Pierre-Emmanuel Hérissé, directeur technique, et Clarisse Crémer, à bord de l’Imoca Banque Populaire en 2020. | THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE

Ouest-FranceJacques GUYADER. Modifié le 24/03/2023 à 11h37

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Affaire Crémer. « On a tout fait pour que Clarisse aille au Vendée Globe », assure Banque Populaire (ouest-france.fr)

Ronan Lucas, vous avez été surpris par le fait que Clarisse Crémer communique en premier, et sans préavis, sur le fait qu’elle avait été débarquée de l’équipe Banque Populaire ?

C’est vrai que l’on a été grandement surpris de cette communication.

D’autant plus que, pour nous, ce n’était pas un problème de maternité.

On a essayé de faciliter les projets personnels de Clarisse puisqu’elle était au sein de notre équipe Banque Populaire les deux années précédentes, et c’était avant tout un problème de règlement avec le Vendée Globe.

On s’est battu, les 24 mois précédents pour essayer de faire changer les règles pour essayer de marquer des milles.

Alors nous attaquer sur le terrain de la maternité, on a trouvé ça assez dur, parce que, par le passé, il y a des femmes soutenues par Banque Populaire qui ont eu des enfants, qui ont réintégré leur poste… dont cela a été difficile à digérer.

LIRE AUSSI: Affaire Crémer: Banque Populaire sort de son silence

A quel moment avez-vous compris que cela n’allait plus pouvoir continuer avec Clarisse Crémer, et qu’est-ce qui vous a fait prendre cette décision ?

Ce n’est pas moi qui aie pris cette décision. Depuis l’annonce du projet personnel de Clarisse et l’arrivée du dernier Vendée Globe, on redoutait les règles de qualification.

On s’en méfiait un peu sans les connaître. Celles que l’on connaissait nous étaient très favorables.

On était donc assez légers en se disant que, comme Clarisse avait fini le Vendée Globe, si les règles étaient reconduites, elle pourrait refaire le Vendée Globe suivant, sans souci.

Bien qu’il y eût du changement dans l’air, on a essayé d’intervenir, dès juin 2021, avec Clarisse d’ailleurs, et Banque Populaire, pour essayer que soit pris en compte, le sort des « finishers ».

Si on s’imaginait que la reconduction ne serait pas forcément automatique, on pouvait légitimement penser que le fait d’avoir quelques milles d’avance ne serait pas volé.

On a poussé dans ce sens-là. On a aussi poussé pour avoir un quota de femmes, car on se plaint souvent dans notre milieu qu’il n’y ait pas suffisamment de femmes à naviguer.

Et quand je dis “on a poussé”, ce n’était pas que Banque Populaire, c’était aussi avec d’autres skippers et teams managers reconnus par la profession. On…

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