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Obésité : une vaste méta-analyse compare les bénéfices et les effets indésirables des nouveaux traitements
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09/07/2026 Par Dre Marielle Ammouche – Nutrition
Une vaste méta-analyse, qui vient d’être publiée dans le British Medical Journal (BMJ), permet de comparer l’efficacité et la tolérance des traitements de l’obésité et en particulier des aGLP1 dans leur indication contre l’obésité.
Il en ressort que les médicaments ayant la plus forte efficacité sur la perte de poids sont ceux qui s’accompagnent généralement des effets indésirables les plus marqués.
Surtout, ils n’ont pas d’effet sur la qualité de vie, et peu affichent un impact sur le risque cardiovasculaire.
Les auteurs ont inclus dans cette étude 262 essais contrôlés randomisés, portant sur un total de 99 791 participants, publiés avant le 12 novembre 2025.
Et 19 médicaments ont été pris en compte.
Les analyses ont montré que les traitements ayant la plus forte efficacité sur la perte de poids, au bout d’un an, sont le tirzépatide (différence moyenne de -14,9 %) et le cagrilintide-sémaglutide (CagriSema, -14,8 %), non encore autorisé en France.
Viennent ensuite le sémaglutide oral (-10,9 %), l’orforglipron (-9,9 %, non autorisé), le sémaglutide sous-cutané (-9,8 %) et la phentermine-topiramate (-8,1 %, non autorisé).
Et les autres traitements en cours de développement tels que l’ecnoglutide, le mazdutide, rétatrutide) « pourraient entraîner des réductions similaires ou plus importantes » affirment les auteurs, de 13,1 à 14,6 %.
Mais le degré de certitude sur cette donnée est « très faible à faible ».
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Les antibiotiques peuvent-ils soulager les lombalgies ?
Les Actualités du JIM Actualité Médicale
Dr Pierre Margent – 09 juillet 2026
Malgré l’engouement qu’ils ont suscité, les antibiotiques ne font pas mieux qu’un placebo dans les lombalgies chroniques avec hernie discale.
En cas de lombalgies chroniques, première cause mondiale de handicap, les options thérapeutiques efficaces manquent.
Dans ce contexte, l’antibiothérapie a suscité un intérêt croissant, alimenté par l’identification de bactéries à faible virulence dans les disques intervertébraux de patients souffrant de lombalgies, ainsi que par des essais cliniques ayant mis en évidence un effet des antibiotiques sur les lombalgies chroniques associées à une hernie discale et à des modifications de type Modic (altérations osseuses détectées en IRM).
Toutefois, l’efficacité d’une antibiothérapie dans cette situation reste incertaine et très controversée.
Des revues récentes ont certes suggéré que certains patients pourraient en bénéficier en cas d’échec des autres traitements, un intérêt reflété par les nombreuses recherches et discussions sur les réseaux sociaux.
Mais les résultats des essais cliniques demeurent contradictoires, notamment en raison de différences portant sur le type d’antibiotique utilisé et les sous-groupes de patients étudiés.
Deux essais avec amoxicilline-acide clavulanique avaient conclu à une amélioration de la douleur et de l’incapacité, mais un troisième, avec l’amoxicilline seule dont le spectre antibactérien est plus étroit, s’est révélé totalement négatif.
Cette incertitude, conjuguée à l’absence de traitements véritablement efficaces, continue de favoriser l’utilisation des antibiotiques malgré le risque majeur de résistance aux antimicrobiens.
Il est donc nécessaire de pallier les limites des essais précédents.
C’est dans cette perspective qu’un nouvel essai a été conduit afin de déterminer si l’amoxicilline-acide clavulanique, antibiotique à large spectre, est efficace pour réduire la douleur à 12 mois comparativement à un placebo, chez des patients souffrant de lombalgies chroniques avec hernie discale, ainsi que dans le sous-groupe spécifique présentant également des modifications de Modic à l’IRM.
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Peut-on vraiment parler d’addiction à Internet ?
Les Actualités du JIM Actualité des Congrès
Quentin Haroche – 09 juillet 2026
Jusqu’à 40 % des adolescents seraient concernés par un usage problématique d’Internet.
A l’occasion du congrès d’addictologie de l’Albatros(1), le Pr Zsolt Demetrovics et le Pr Naomi Finneberg ont fait le point sur les conséquences psychiatriques de cette addiction comportementale, appelant à une mobilisation à la fois médicale et politique pour mieux protéger les jeunes générations.
L’addictologie s’est longtemps cantonnée à l’étude de l’usage problématique de substances psychoactives.
C’est progressivement que son domaine d’étude s’est étendu aux addictions comportementales, lorsque des travaux ont permis de comprendre que la relation pathologique à un objet addictif était la même et que les mécanismes neurologiques sont similaires que cet objet soit une substance psychoactive ou un comportement compulsif.
Historiquement, la pratique problématique des jeux de hasard a été la première addiction comportementale reconnue par les psychiatres.
Dès lors, les addictologues se sont demandé quels comportements problématiques présentaient les mêmes symptômes et mécanismes neurologiques que les addictions classiques et peuvent donc être considérés comme des addictions.
Si l’addiction aux jeux reste le « gold standard » de l’addiction comportementale, selon la formule employée par le Pr Zsolt Demetrovics (Université d’Adélaïde, Australie), d’autres comportements addictifs ont été identifiés ces dernières années, de manière plus ou moins unanime chez les psychiatres, comme l’addiction au sexe.
Alors que les réseaux sociaux sont de plus en plus souvent accusés de nuire à la santé mentale des jeunes générations, l’idée qu’il puisse exister une addiction à Internet est de plus en plus défendue par certains addictologues.
Selon le Pr Naomi Finneberg (Université d’Hertfordshire, Grande-Bretagne), l’usage problématique d’Internet est un terme générique regroupant plusieurs types de comportements pathologiques, comme l’addiction à la pornographie, au jeu en ligne, ou aux réseaux sociaux.
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Obésité : le point sur les meilleures approches thérapeutiques chez les enfants et adolescents
Revue de presse du 9 juillet 2026 – ARTICLE DU JOUR

Par Mme Aude Rambaud – (Saint-Germain-en-Laye) – [Déclaration de liens d’intérêts]
Date de publication : 9 juillet 2026
Obésité : le point sur les meilleures approches thérapeutiques chez les enfants et adolescents
Chez les enfants et adolescents en situation d’obésité, l’association d’interventions sur le mode de vie et de médicaments contre l’obésité permet d’obtenir la réduction de poids la plus importante, à six – douze mois.
Les médicaments seuls ou les interventions seules présentaient tous une efficacité certaine, mais moins importante que leur combinaison.
C’est ce que montre une méta-analyse parue dans Jama Pediatrics.
Entre médicaments et interventions concernant le mode de vie, quels sont les traitements qui permettent un meilleur contrôle du poids chez les enfants et les adolescents atteints d’obésité ?
Afin de répondre à cette question, une revue systématique avec méta-analyse a été effectuée incluant 42 essais cliniques randomisés et 3835 participants (âge médian 14,5 ans).
Les approches thérapeutiques comprenaient des interventions sur le mode de vie, des médicaments indiqués dans la prise en charge de l’obésité (agonistes des récepteurs du GLP-1, metformine, orlistat, phentermine-topiramate non disponible en France) ou leur association, par rapport à un groupe témoin.
Le critère principal était l’évolution de l’IMC et les critères secondaires incluaient le tour de taille, la masse grasse et la masse maigre.
Les combinaisons de traitements pharmacologiques et d’interventions sur le mode de vie ont démontré la plus grande efficacité pour tous les critères de jugement.
L’association du sémaglutide et de conseils hygiéno-diététiques a permis la réduction la plus importante de l’IMC (différence moyenne : −8,31 ; −12,33 à −4,28) et du score z de l’IMC (différence moyenne : −1,80 ; −2,39 à −1,21), bien que cette estimation repose sur un nombre limité d’études.
Tous les traitements pharmacologiques se sont révélés plus efficaces lorsqu’ils étaient associés à des interventions sur le mode de vie, entraînant des réductions de l’IMC et du score z de l’IMC significativement plus importantes que l’utilisation seule de ces mêmes médicaments.
Et les interventions intensives sur le mode de vie en monothérapie ont été associées à des diminutions substantielles de l’IMC (différence moyenne : −3,85 ; −4,91 à −2,80) et du score z de l’IMC (différence moyenne : −0,89 ; −1,17 à −0,61) par rapport au groupe témoin.
Référence : Ke-wen Wan et al. – Obesity Management Pharmacotherapies and Lifestyle Treatment for Pediatric Obesity ManagementA Systematic Review and Network Meta-Analysis – JAMA Pediatrics. June 22, 2026
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Une hypertension qui cachait autre chose
Dre Perle Feldman – 08/07/2026
Parfois, connaître une patiente depuis des années peut brouiller les pistes devant un diagnostic difficile, comme en témoigne la Dre Perle Feldman dans ce nouveau récit clinique.
Quand Mme Jackson est revenue des Pays-Bas après la mort de son mari, elle semblait être une nouvelle femme.
Le stress et l’épuisement liés aux soins donnés jour et nuit à un homme mourant avaient laissé des traces, mais six mois de vacances dans la maison de son enfance l’avaient revitalisée. Elle avait très bonne mine.
Soudain, sa pression artérielle a commencé à dérailler complètement.
Elle était hypertendue depuis les quatre ou cinq années où je la suivais, mais sa pression était habituellement bien contrôlée, sauf pendant une courte période autour de la mort d’Angus.
Maintenant, elle montait en flèche, à des niveaux susceptibles de provoquer un AVC.
J’ai essayé de corriger le problème.
J’ai revu ses antécédents, je l’ai questionnée sur les facteurs déclenchants et les symptômes.
J’ai fait un examen physique complet et des analyses sanguines.
J’ai ajusté ses antihypertenseurs. Sa pression n’a diminué qu’un peu.
Elle l’effrayait, mais elle ne la rendait pas malade.
Certains médicaments, en revanche, la fatiguaient.
Elle passait du bon temps; en visitant ses enfants et ses petits-enfants, elle redécouvrait sa vie.
Les nouveaux médicaments que je lui prescrivais venaient entamer ce plaisir retrouvé.
Je fais toujours très attention au coût des médicaments lorsque je décide du régime thérapeutique d’un patient.
Son hypertension ne répondait à rien de bon marché.
Elle prenait les doses maximales de trois médicaments différents, et sa pression ne répondait toujours pas.
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