Actualités Santé
Dépistage du cancer colorectal : faut-il modifier les recommandations pour les sujets positifs au FIT test ?
Les Actualités du JIM Actualité Socio-Professionnelle
Quentin Haroche – 11 mars 2026
Moins de 5 % des personnes testées positives lors du dépistage du cancer colorectal réalisent leur coloscopie dans les 31 jours recommandés.
Comme chaque année, le mois de mars est l’occasion de sensibiliser les Français au dépistage du cancer colorectal (CCR), deuxième type de néoplasie la plus mortelle en France après le cancer bronchopulmonaire.
Dans le cadre de l’opération « Mars Bleu », les autorités appellent notamment les Français à participer au dépistage organisé du CCR.
Depuis 2008, tous les Français âgés de 50 à 74 ans sont ainsi appelés à faire analyser leurs selles au moins une fois tous les deux ans via le test FIT (Fecal Immunochemical Test).
Selon les dernières données de Santé Publique France, seulement 29,6 % des Français participent au dépistage, loin de l’objectif affiché des 65 %.
Mais l’on oublie parfois que la réalisation du test FIT n’est que la première étape du processus.
En cas de test positif, le patient est en effet invité à réaliser une coloscopie, dans un délai recommandé de 31 jours, afin de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de cancer ou de diagnostiquer des lésions à risque.
Une recommandation qui est très loin d’être respectée à la lettre, selon une étude menée par SPF et publiée ce mardi dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
13 % des patients ne réalisent jamais leur coloscopie
Les services de SPF ont analysé les données des 530 000 personnes environ ayant présenté un test FIT positif entre 2016 et 2020, pour observer si elles avaient réalisé une coloscopie.
Seulement 4,7 % d’entre elles ont réalisé une coloscopie dans les 31 jours recommandés.
Trois mois après le test positif, elles étaient un peu plus de la moitié (52,2 %) à avoir passé l’étape de la coloscopie.
Enfin, deux ans après le test positif, elles étaient encore 13 % à ne pas avoir réalisé cet examen.
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Les adolescents manquent de sommeil : la faute de l’école ?
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Quentin Haroche – 11 mars 2026
Plusieurs spécialistes du sommeil recommandent de décaler à 9h le début de la journée de cours afin d’améliorer le sommeil des adolescents.
Si vous êtes le parent d’un adolescent, la scène vous est forcément familière.
Sur les coups de 7 heures du matin, votre progéniture engloutit son petit-déjeuner le regard vide et les cheveux hirsutes avant de partir pour aller en cours avec les yeux mi-clos, à tel point que vous vous demandez s’il ne va pas s’endormir sur le chemin du collège ou du lycée.
Toutes les enquêtes menées ces dernières années confirment que les adolescents français manquent cruellement de sommeil.
Alors qu’il est recommandé aux adolescents de dormir entre 8 heures et 10 heures par nuit, l’étude EnCLASS de 2018 a établi que les collégiens dormaient en moyenne 8h16 par nuit et les lycéens 7h19, des chiffres en baisse par rapport à la précédente étude de 2010.
Selon une autre étude de 2023, ce sont 43 % des adolescents qui dorment moins de 7 heures par nuit les jours de semaine.
Un quart des collégiens (27 %) et près de la moitié des lycéens (44 %) sont en situation dit de « jet-lag social », c’est-à-dire qu’ils dorment 2 heures de plus par nuit les week-ends par rapport aux jours de semaine pour rattraper leur sommeil en retard.
Conséquence logique : un tiers des lycéens (35 %) rapporte des épisodes de somnolence diurne et 41 % se déclarent fatigués presque tous les matins au moment de partir en cours.
Les adolescents sont des lève-tard naturels
Face à cette dette de sommeil qui s’accumule, on serait tenté de pointer du doigt le suspect habituel : les écrans. On le sait, la consultation d’écrans lumineux peu avant de dormir peut provoquer des troubles du sommeil. Selon une étude menée par le réseau Morphée, environ un quart des adolescents (27 %) utilisent leur écran pendant la nuit.
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Moins d’asthme grâce au régime méditerranéen ?
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Dr Bertrand Herer – 11 mars 2026
Une vaste étude espagnole portant sur 17 127 adultes montre qu’une forte adhésion au régime méditerranéen est associée à une réduction de 42 % du risque d’asthme, particulièrement après 35 ans.
L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes dont la prévalence moyenne chez l’adulte en Europe se situe entre 5 % et 8 %.
Les données concernant l’influence du régime alimentaire sur cette pathologie chez l’adulte demeurent limitées.
Le régime méditerranéen, caractérisé par une consommation élevée d’acides gras insaturés et d’antioxydants, possède des propriétés anti-inflammatoires reconnues et pourrait donc contribuer à l’amélioration de l’asthme.
Une cohorte de 17 000 participants suivis pendant 12,8 ans
J. E. Viader et coll. présentent les résultats d’une étude de cohorte espagnole évaluant l’association entre l’incidence de l’asthme de l’adulte et l’adhésion au régime méditerranéen.
Le projet SUN (Seguimiento Universidad de Navarra) suit prospectivement depuis 1999 des étudiants de plusieurs universités espagnoles et étudie les effets du régime méditerranéen sur la prévention des maladies chroniques non transmissibles.
Un questionnaire est adressé tous les deux ans à chaque participant pour recueillir des informations médicales, notamment concernant la survenue de nouvelles pathologies.
Chaque nouveau cas d’asthme de l’adulte était enregistré selon des critères cliniques, une mesure de la fonction respiratoire n’étant pas indispensable à l’inclusion.
Tous les cas prévalents d’asthme de l’adulte ou de BPCO étaient exclus de l’analyse.
L’adhésion au régime méditerranéen était quantifiée par le score de Trichopoulou et al., ou score de régime méditerranéen (SRM), sur une échelle de 0 à 9.
Plus le régime était suivi, plus le SRM était élevé.
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Dépistage du cancer colorectal: la SCC presse les gouvernements d’abaisser l’âge à 45 ans

Nicole Ireland, La Presse Canadienne – 11/03/2026
Face à la hausse des cancers colorectaux chez les moins de 50 ans, la Société canadienne du cancer demande aux provinces et territoires d’abaisser l’âge du dépistage systématique de 50 à 45 ans.
Michael Groves croyait souffrir d’une appendicite.
En janvier 2021, il s’est rendu à l’urgence pour des douleurs abdominales.
Après des examens, le diagnostic a été écarté et il est rentré chez lui.
Quelques jours plus tard, Groves, qui vit à Ottawa, a remarqué la présence de sang dans ses selles et en a parlé à son médecin de famille.
La douleur et les saignements ont cessé, mais par mesure de précaution, sa médecin a décidé de lui prescrire une coloscopie pour le mois d’avril suivant.
Groves avait alors 49 ans.
« L’idée que cela puisse être un cancer du côlon ne m’a jamais traversé l’esprit », a-t-il raconté en entrevue.
Il a été anesthésié pour l’intervention et, à son réveil, le gastroentérologue lui a annoncé qu’il avait une tumeur de cinq centimètres.
Groves a reçu un diagnostic de cancer colorectal de stade 3. Le cancer s’était propagé à deux ganglions lymphatiques.
« Le choc a été… wow. Complètement dévastateur. ». À ce moment-là, il n’avait pourtant aucun symptôme.
« Je venais de courir un 5 km, je me sentais très bien », raconte Groves.
« Je n’étais pas fatigué. J’étais simplement un homme dans la quarantaine en parfaite forme. »
Il a subi une chirurgie pour retirer « environ un pied » de son côlon, puis a entamé un traitement de chimiothérapie éprouvant pendant six mois.
Il a été en arrêt de travail pendant près de neuf mois.
Aujourd’hui âgé de 54 ans, Groves estime que si un dépistage systématique du cancer colorectal avait été offert dans la quarantaine, sa tumeur aurait été détectée beaucoup plus tôt et aurait eu des conséquences moins lourdes.
Une hausse des cas chez les moins de 50 ans
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Les impacts variables de l’activité physique et de la durée de sommeil en cas de maladie mentale
Revue de presse du 11 mars 2026 – ARTICLE DU JOUR

Par Mme Aude Rambaud – (Saint-Germain-en-Laye) – [Déclaration de liens d’intérêts]
Date de publication : 11 mars 2026
Les impacts variables de l’activité physique et de la durée de sommeil en cas de maladie mentale
Chez les sujets présentant une maladie mentale, la durée de sommeil quotidienne et l’activité physique sont des leviers à activer.
Mais cela doit se faire de façon personnalisée pour améliorer le pronostic.
Une étude de cohorte met en effet en évidence les associations complexes et bidirectionnelles entre le sommeil, l’activité physique et l’humeur, avec des variations individuelles fortes.
Ces travaux sont parus dans JAMA.
Améliorer la santé mentale en ciblant des comportements comme le sommeil et l’activité physique dans le cadre des traitements s’avère complexe.
Une équipe apporte de nouvelles données après avoir étudié les liens intra-individuels entre sommeil, activité physique et humeur chez les personnes bénéficiant d’un traitement en santé mentale.
Cette étude de cohorte de 12 mois a inclus des patients consultant dans des services de santé mentale du centre hospitalier universitaire de l’Université du Michigan.
Tous les participants ont été recrutés entre mai 2020 et décembre 2022 et le critère d’évaluation principal était le score d’humeur quotidien rapporté par les participants, sur une échelle de 1 (humeur la plus mauvaise) à 10 (humeur la meilleure).
Des mesures objectives et actigraphiques au poignet ont été recueillies grâce à des appareils connectés pour évaluer le sommeil (durée totale de sommeil, sommeil nocturne interrompu et siestes) et l’activité physique (nombre de pas).
Au total, 1476 participants ont participé (âge moyen 36,5 ans ; 72% de femmes).
La durée du sommeil était associée à l’humeur des individus selon une relation en forme de U inversé : les durées de sommeil courtes et longues étant associées à une humeur plus mauvaise.
La durée optimale de sommeil pour une humeur optimale variait considérablement d’un patient à l’autre avec une moyenne de 6,8 heures par 24h.
L’activité physique était positivement associée à l’humeur (P < 0,001), avec des associations décroissantes à des niveaux d’activité supérieurs à la normale.
Et inversement, l’humeur au cours de la journée était prédictive de la durée de sommeil à venir et du nombre de pas, mais de façon non linéaire.
Référence: Aishani Kulshreshtha et al. – Sleep, Physical Activity, and Mood Among People Seeking Mental Health Care – JAMA Netw Open 2026;9;(3):e261194
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