– Dr Patrick Laure | 13 Mars 2025
Obésité et cancer sont associés, en particulier l’obésité abdominale.
Une vaste étude à partir des données de la UK Biobank montre qu’une activité physique régulière et un périmètre abdominal contrôlé sont associés au risque de cancer le plus faible sur le long terme.
Il est bien établi que l’obésité, définie par l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) comme « une accumulation excessive de graisse qui présente un risque pour la santé », expose à moult pathologies, comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et certains cancers, dont ceux du sein, du côlon, du rectum, de l’endomètre, etc.
Par ailleurs, et indépendamment de l’indice de masse corporel (IMC), un tour de taille élevé (périmètre abdominale supérieur à 102 cm chez l’homme et à 88 cm chez la femme) traduisant un excès de masse grasse abdominale, est lui aussi associé à différentes maladies, y compris certains cancers.
Ce qui constitue un sujet majeur de santé publique lorsqu’on sait qu’environ 40 % de la population mondiale souffrirait de ce type d’obésité abdominale (1).
L’impact de l’activité physique (AP) sur l’obésité a été largement étudié.
Néanmoins, en matière de cancer, les résultats sont contrastés.
Certaines études épidémiologiques montrent que la pratique régulière d’une AP d’intensité modérée à vigoureuse peut réduire le risque de cancer lié à un IMC élevé, alors que d’autres n’observent pas cet effet.
Toutefois, ces différents travaux portent sur l’obésité définie par l’IMC.
Or, le tour de taille pourrait être un indicateur plus pertinent, parce qu’il serait plus finement associé aux mécanismes liés au cancer, comme la résistance à l’insuline (2).
Pour lire la suite 🡺 Activité physique et taille de guêpe pour prévenir le cancer
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