Revue de presse Mediscoop du 06-02-2024

6 février 2024 : Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines Une image contenant Police, texte, Graphique, logo

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Par le Dr Sophie Florence (Paris) [Déclaration de liens d’intérêts]

– Date de publication : 6 février 2024

6 février 2024 : Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (mediscoop.net)

Dans le cadre de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, l’association Les orchidées rouges organise, pour éradiquer ce fléau, une semaine d’activisme en France.

Plusieurs actions de prévention et de sensibilisation seront menées dans plusieurs villes de France et également sur tout le territoire ivoirien.

L’éducation et la libération de la parole sont indispensables pour enrayer ces pratiques.
Aujourd’hui dans le monde, 200 millions de femmes ont subi une forme de mutilation génitale féminine (MGF).

En 2019, l’étude “Mutilation sexuelles féminines (MSF) – Préval” estimait que 125.000 femmes françaises étaient touchées avec précisément, 7,2% des femmes de Seine-Saint-Denis qui auraient subi une ablation partielle ou totale du clitoris.

Les mutilations génitales féminines (MGF) recouvrent l’ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales.

Elles sont considérées au niveau international comme étant une violation des droits humains des femmes et des filles, notamment de leurs droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, ainsi que de leur droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles.
Cette pratique est répandue dans 31 pays répartis sur trois continents, 50% des victimes de l’excision vivent en Égypte, en Éthiopie et en Indonésie.

Cependant la pratique des mutilations génitales féminines est un problème universel.

Elle persiste également dans certains pays d’Asie et d’Amérique latine, ainsi que parmi les populations immigrées vivant en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Dans plusieurs pays, les petites et jeunes filles courent beaucoup moins de risques que les précédentes générations de femmes.

Toutefois, ces progrès sont très inégaux selon les régions du monde.

Selon l’UNICEF, plus de 90% des femmes et des filles en Guinée et en Somalie subissent encore aujourd’hui une forme ou une autre de mutilation génitale féminine ou d’excision.

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